LES CONFLITS DES NATIONS VUS ÉSOTÉRIQUEMENT




Quand on lui a posé la suivante question :

La Belgique va-t-elle se diviser à cause du problème linguistique ?  Et comment doit-on comprendre les conflits linguistique et religieux qui frappent les nations ?


Maître Pastor a répondu ce qui suit :

« Vous savez, ce qui manque le plus à l’homme pour départager ce genre de situations épineuses, c’est l’humour, ce n’est pas plus que cela. Mais l’homme est trop entiché de ses valeurs terriennes, de ses principes historiques, de ses croyances, trop entiché de toutes ses idées.

Parce que tant qu’il n’a pas découvert les réelles valeurs de la vie, il est obligé de s’en fabriquer. Et comme il sent qu’il ne peut pas, du jour au lendemain, ne plus être quelqu'un s’il abandonne ses anciennes valeurs, alors il va forcer tous les autres à croire dans ces mêmes valeurs, quitte à abimer les personés qui sont en face. Quitte même à effondrer une économie ou détruire un pays.

Car le problème, en fait, de la Belgique et de la plupart des pays qui ont ce genre de conflit, le problème n’est pas dû aux différences culturelles qu’il y a entre ses habitants mais le problème est surtout économique. Et autant il aura de prétextes et d’arguments, et autant on parlera du problème, mais en réalité il est presque toujours économique.

C’est un leurre de croire qu’il est linguistique. C’est un leurre de croire qu’il est religieux. En réalité il est économique.

Et lorsqu’il y a des intérêts économiques qui se créent, alors on utilise n’importe quel prétexte, on utilise la différence de langue, on utilise la différence de religion, on utiliserait même les vaches du voisin si on pouvait les prendre de prétexte pour créer un conflit !







Quel est donc le véritable problème de la Belgique ?

Et Dieu sait que je ne veux absolument pas juger car je ne suis pas là en tant qu’un juge des nations. Je suis là juste pour indiquer à l’homme de quelle manière il peut penser et doit penser pour atteindre la liberté et le bonheur.

Donc je ne suis pas un juge des nations, mais je dis simplement que si les habitants d’une nation veulent débattre avec lucidité à propos du problème qui les afflige, alors ses habitants doivent d’abord comprendre que ce conflit est avant tout économique.

Et qu’est-ce que je veux dire par “économique” ?

Je veux dire qu’il y a à la tête de tous les pays et de toutes les régions des pays, des familles influentes, et ces familles veulent prédominer sur d’autres familles qu’elles comptent bien manger pour avoir plus d’argent ou pour détenir plus de pouvoir et ainsi établir leur volonté.

Le prétexte donc, même économique, là, disparaît fondamentalement et n’est lui-même aussi qu’une conséquence. Le problème fondamental est une relation de pouvoir entre les gens qui veulent détenir un organe de production et qui se disputent entre eux.

Et ce genre de conflit généralement ne trouve jamais de fin que dans la destruction des individus en présence qui nourrissent le conflit.

Et ce conflit ne se trouve pas uniquement dans ce pays-ci, il existe dans divers degrés dans tous les pays du monde. Mais les autres pays ayant d’autres déterminismes, ayant d’autres aspects, d’autres expressions, eh bien, ce problème du rapport des forces, ce problème de domination prend complètement d’autres autres allures, mais à la base c’est exactement le même.

Dans un pays il aura des allures beaucoup plus politiques (pour citer un pays fort voisin de la Belgique) et là-haut, là-bas, on ne parle pas de problème de langues, on ne parle pas de problème de régions, de limites, d’invasion de celui-ci, de désertion de celui-là, etc. On parle au contraire de victoire, on parle au contraire de la capacité à séduire pour obtenir des votes et des participants.

Parce que le tempérament de ce pays est d’être extrêmement spéculatif au niveau mental. Donc il ne va pas pouvoir s’arrêter à discutailler à propos des langues, à propos de terres. Il va discuter sur le mot pur. Et le mot pur dans une activité nationale, c’est le mot de la politique. C’est LA politique.

Par contre dans d’autres pays, eh bien, le problème connaîtra d’autres extériorisations. Ailleurs ce sera par exemple une véritable guerre du dollar (pour citer celui-là aussi). Et ainsi les gens feront bataille pour détenir les endroits d’où se matérialise le dollar, et notamment les puits de pétrole.

Alors il y a une grande guerre autour des puits de pétrole et des circuits de la route de pétrole, jusqu’à favoriser même les conflits que l’on connaît au Moyen-Orient parce que c’est l’endroit par lequel se matérialise le dollar et la puissance du dollar.

Alors, que l’on comprenne que dans tel pays le problème est celui-ci, dans tel autre pays est celui-là, etc. En fait fondamentalement le problème c’est celui de la puissance, et aussi celui de l’orgueil des hommes, d’une poignée d’hommes suffisamment fous d’orgueil pour vouloir prédominer sur des millions d’autres hommes et les obliger à vivre selon les principes qu’eux établissent en tant que grands dictateurs.

Votre problème n’a rien à voir avec la langue, en fait, entre vous, vous êtes tout près à vous aimer les uns les autres, fondamentalement, s’il n’y avait pas quelqu’un au-dessus dans la classe politique qui vous dise.

« Mais celui-là est ton ennemi, celui-là ne t’aime pas, celui-là ne te veut pas. »

Vous seriez tous près à vous assoir autour d’une table pour parler en toutes les langues et pour parler aussi avec l’esprit. Seulement depuis longtemps, politiquement, eh bien, l’on insinue qu’un tel ne vaut pas grande chose, ou qu’un tel autre a un grand défaut, ou que celui-là a un terrible caractère et qu’il faut l’éviter parce qu’il est insupportable.

Et donc il faut se retrancher et vivre seulement entre nous. Et il faut aussi absolument délimiter la zone où l’on va être entre nous et où les autres ils seront entre eux.

Et c’est ainsi que pour un petit problème généré dans les hautes sphères de la politique, cela devient un grand problème général vécu dans la sphère humaine.

Alors que peuvent faire les hommes ?

Eh bien les hommes doivent devenir responsables, et même si cela n’existe pas dans le pays, ils doivent se réunir et ainsi obliger les politiciens à créer une intervention aussi de la part du peuple. Et leur faire comprendre que le peuple ne veut plus de leurs salades !

C’est terminé !

Je ne veux plus avoir à sacrifier ma vie, à sacrifier mon esprit pour me prémunir contre les attaques d’un tel, contre l’avancée d’un autre. Je ne veux plus avoir à me sacrifier parce que tel autre qui est favorisé va passer devant moi, parce qu’il est de telle autre religion, etc.

Tous ensemble nous voulons l’égalité. Nous voulons être intelligents, partager ce que le pays a à offrir à ses habitants, et vivre, enfin VIVRE.

Et si le peuple se décide, s’il se soulève mais dans un cri de joie, pas dans un cri de guerre, et qu’il crée un mouvement pour contrarier le mouvement politique, pour aller à l’encontre du mouvement politique. À partir de ce moment-là, non pas qu’il deviendra révolutionnaire, mais il sera la voix de la sagesse qui réglera les affaires que ces grands ministres n’arrivent pas à régler lorsqu’ils mettent leur nez dans les dossiers sur leur bureau.

Parce qu’un problème, un problème politique, ou un problème humain, ne se règle pas en mettant le nez sur un dossier, les pieds sous son bureau, c’est impossible.

Et c’est pour cela que la politique est incapable de régler la plupart des drames humains, des problèmes sociaux, des problèmes économiques, parce qu’il faut aller sur le terrain et il faut faire participer le peuple à l’avancement ou au rassemblement. Et pour parvenir à faire participer le peuple, le groupe humain, ce n’est pas en prenant des idées et ce n’est pas en éditant des lois depuis un bureau.

Pas du tout

La politique ne doit pas être comme l’occultisme qui n’est vécu que sur un plan mental. On prend de grandes décisions, on imagine de grandes choses, mais fondamentalement il n’y a rien et on ne fait rien.

Non, il ne faut pas agir comme ça parce qu’alors le peuple s’abime, à cause qu’un peuple qui ne peut pas bouger, qui n’évolue pas, c’est exactement comme les cellules d’un corps qui ne serait pas en état d’évolution.

Il y a des maladies qui s’installent, et ces maladies, eh bien, que ce soit les problèmes des agriculteurs, ou que ce soit les problèmes des camionneurs, ou que ce soit les problèmes de la langue, etc. Ils n’ont pas d’importance car ce ne sont pas véritablement  les problèmes du peuple. Ce sont des maladies qui s’extériorisent. Donc le problème fondamental est à ce niveau-là, au niveau de la politique.

Et que peut donc faire un peuple ?

Ils peuvent prendre la décision que ses hommes politiques ne veulent pas prendre. Ils peuvent prendre la décision de la paix. C’est simple. Puisque les hommes politiques ne veulent pas prendre la décision de vivre en paix, eh bien que le peuple la prenne pour eux.

Et lorsque tout un peuple dit “oui” à la paix, lorsque tout un peuple dit “oui” à l’alliance, il ne pourra jamais se laisser dominer par des politiciens ou des économistes, ou par les familles régnantes qui veulent la guerre ou la dispersion ou la séparation. Ces individus devront se retirer et emmener leurs cancers de la haine ailleurs.

Ils s’exclameront :

« Tiens, en Belgique on ne peut plus faire de l’argent en abusant des gens, on ne peut plus régner comme on veut. Eh bien, on va voir ailleurs. »

Et ainsi le peuple belge ou n’importe quel peuple que ce soit, peut aller vers un progrès. Car voyez-vous, le problème de tous ces conflits, ce n’est pas qu’existe un problème, c’est qu’il empêche le progrès. Il sclérose le progrès parce qu’il est retardataire. Et ensuite, à la maladie s’ajoute alors la décrépitude.

Et d’un problème né dans les hautes sphères, dans des problèmes de relations de pouvoir, s’ensuit un problème économique, s’ensuit un problème idéologique et s’ensuit la haine d’un peuple. Et quand la haine s’installe, c’est que le cancer est en phase terminale. Et à ce moment-là le peuple va devoir réellement alors faire un choix : ou stopper la dégradation, ou s’anéantir les uns les autres, que ce soit par un pouvoir économique, un pouvoir idéologique ou par vraiment le pouvoir des mains.

Donc pour ne pas déclencher cette phase terminale, il faut toujours que le peuple lui-même réagisse. Et ainsi même si les politiciens et les gens de pouvoir continuent dans les hautes sphères à se battre et à s’envoyer des crêpes verbales, parce que finalement c’est cela ce qu’ils font, ils s’envoient des tartes à la crème, bien qu’ils veuillent faire croire aux autres que le problème qu’ils traitent est très sérieux.

Et il faut les laisser faire dans leur cabinet, il faut les laisser s’envoyer des reproches, des mots, les laisser se tendre des pièges, construire des conflits. Mais l’important c’est que vous ne vous laissiez pas vous subjuguer par leurs idées et leur comportement.




Quelles personnes donc doivent absolument savoir se comporter ?

Car si demain en allant dans la ville, vous essayez de vous comporter différemment, peut-être vous allez vous confronter aux obstacles et vous n’arriverez pas à changer la situation.

Ce qu’il faut donc, c’est inspirer aux hommes-clés de la société, ou des entreprises, ou des syndicats, etc., sur le changement. Et si eux-mêmes sont transformés, alors tout ce qui est sous leur pouvoir de gestion sera aussi transformé.

Et ainsi si une association se crée pour que justement l’alliance soit, et qu’à cette association s’adhérent divers chefs d’entreprises, divers chefs de syndicats, divers chefs de groupes, eh bien, quel que soit le conflit des hommes politiques, l’alliance aura lieu. Mais il faut pour cela générer l’alliance avec des personnes-clés des divers postes sociaux. Cela c’est très important.

Donc il y a toujours un travail de recrutement en quelque sorte. Exactement comme cela se passe lorsque l’on veut lancer un nouveau mouvement politique : il faut toujours aller dans la rue, crier et essayer de plaire, faire connaître l’idée, et puis lorsque l’idée est lancée, il faut laisser faire l’Énergie.


Voyez-vous, votre problème en Belgique se réglera sous peu de toute manière, car je ne veux pas dire que les Maîtres, que le Plan, et que l’Énergie s’investissent réellement dans toutes ces choses, je ne voudrais pas faire croire cela parce que l’homme a la liberté de faire tout ce qu’il veut.

Mais je dirai que dans ce cas-ci cela ne convient pas du tout au Plan, et que donc l’Énergie se déversera pour régler le problème coûte que coûte. Car, de la même manière que dans certains autres pays, si les problèmes ne se règlent pas, alors ils deviendront retardataires.

Et de la même manière si la Belgique elle ne règle pas ce conflit, si elle ne crée pas l’ALLIANCE, c’est le mot sur lequel je voudrais vous faire réfléchir, ce mot “alliance”, car il veut dire beaucoup de choses, et pas simplement pour la Belgique mais aussi pour beaucoup d’autres pays à travers le monde.

Si donc la Belgique ne veut pas créer l’alliance, alors beaucoup de choses ne pourront pas avoir lieu. Donc il faut que l’alliance soit, et pour cela eh bien, s’il le faut, des hommes seront écartés, des hommes périront comme je l’ai déjà dit pour d’autres pays.

Il y a un temps où les Maîtres laissent la liberté, puis un temps où ils disent :

« Tu as une liberté conditionnée, c’est-à-dire que pendant un certain temps tu peux encore faire ce que tu veux, mais tu dois prendre le temps de t’améliorer. »

Et il y a un temps où le Plan doit avancer, et à ce moment-là, lorsque cette heure sonne, lorsque cette épée s’abat, celui qui s’oppose est terrassé, sans importer qu’il soit un puissant homme d’affaires, ou un ministre, ou le président d’un pays. Du moment que ces idées ne sont pas dans l’axe du nouveau monde qui doit venir, alors il périt. »

(Conférence du 27.05.88)







OBSERVATIONS

C’est intéressant de constater que la prophétie de Pastor s’est accomplie car avec la création de l’Union Européenne en 1993 et l'installation de son siège à Bruxelles, le mouvement séparatiste qui pétillait en Belgique a été stoppé. Malheureusement pour qu’un peuple puisse faire face aux intérêts des familles puissantes, il faut que les gens s’unissent.

Et ça c’est encore quelque chose qui est loin d’arriver sauf quelques rares cas ponctuels. Mais à mesure que les humains continueront à évoluer, moins ces groupes qui veulent dominer les peuples pourront manipuler les gens et plus une véritable démocratie pourra en fin s’installer dans la société.


Cependant, dans un avenir plus proche, je crains qu’avec les crises qui vont éclater, la situation ne fera que s’aggraver et nous assisterons à des conflits et à des séparatismes croissants dans les prochaines années.
  



MÉTHODE POUR ÉLIMINER NOS DÉFAUTS À TRAVERS DE L’OBSERVATION




Un disciple qui est un vrai disciple doit tenir des comptes avec lui-même. Un disciple ne peut pas être déterminé, comprendre qu’il est fondamentalement une âme en action dans le monde, une âme qui doit essayer de se perfectionner dans le monde. Il ne peut pas avoir cette vision s’il n’est pas exigeant avec lui-même.

Donc il doit nécessairement tenir des comtes avec lui-même. Ce qui ne veut pas dire qu’il doit devenir insupportable vis-à-vis de lui-même, comme un patron odieux ou comme une mère abusive.

Il doit savoir aménager les temps de travail et les temps de repos. Les temps de tolérance et les temps où il doit se forcer absolument coûte que coûte à faire la chose.

En comprendre son véhicule qu’est son corps physique, comprendre ses cellules, comprendre les mécanismes de la psychologie pour savoir se façonner et se prendre en main, comme il prendrait en main quelqu'un qui est à l’extérieur de lui, c’est-à-dire comme il prendrait en main son enfant.

Donc il faut commencer par se dissocier un petit peu de soi et prendre en main a sa personnalité comme si l’on prendrait en main à un être extérieur. Et opérer depuis l’âme la transformation de la personnalité.

Et c’est ça ce qui permet à l’individu de savoir véritablement ce qu’il est, car l’individu qui ne sait pas faire cette dissociation, qui ne sait pas depuis son âme contempler la personnalité et l’obliger à faire ceci ou la retenir de faire cela. Eh bien, cet être-là est complètement investi par la personnalité à ce moment et il subit la personnalité. Et ainsi il ne peut pas être disciple, il est simplement un homme parmi les autres hommes.

Or il ne faut pas être un homme de la Terre. On peut être dans le monde, mais il faut être un homme d’esprit dans ce monde. Et façonner le monde selon notre esprit. Ce qui est complètement différent.





L’IMPORTANCE DE L’OBSERVATION


Et à partir de ce moment-là, le disciple va, non pas déclencher des forces combatives qui se retourneront contre lui-même, mais il va plutôt déclencher une observation, et ça c’est complètement différent.

Il ne s’agit donc pas pour le disciple de se critiquer, de s’accuser, de se bloquer, de se refouler, il lui faut devenir observateur de vous-même, et noter exactement comme un arbitre note pendant un match, les points que font chaque équipe : là il y a un zéro, là il y a eu un, et puis là il y a eu un et là il y a eu zéro.

Et puis au bout d’un cycle, d’un certain cycle (on peut prendre des cycles longs de par exemple 3 semaines ou de 45 jours), à partir de ces cycles-là on va donc établir un compte.

Voyons durant tous ces jours-ci, ce que l’on a fait de négatif, ce que l’on a fait de positif, ce que l’on a accompli comme progrès. Et observons l’énergie en jeu.

Et sitôt que vis-à-vis de vous-mêmes vous êtes un observateur, vous allez en même temps puiser la force de retenir la personnalité lorsqu’elle vous induira dans des comportements négatifs, ou l’obliger à faire des choses lorsqu’elle n’a pas envie parce que ce n’est pas du tout son désir.

Et cette capacité d’être un observateur peut s’acquérir facilement. Mais pour être un observateur, il faut déjà avoir renoncé à la vie traditionnelle. Donc il faut déjà avoir choisi quelque part de devenir, même de façon petite, un disciple. Parce qu’il n’y a que cela qui va déclencher le phénomène de l’observation.

C’est-à-dire que chaque fois que l’on va agir, il va falloir se souvenir que l’on observe et par exemple se dire :

« Tiens, voilà que je tombe dans l’émotion négative de la jalousie. Comment cela se peut que je sois précipité dans cette jalousie ? »

Et vous constatez que ne pouvez pas vous en sortit même si vous vous forcez à vous en sortir, que vous ne pouvez pas arrêter cette jalousie même si vous vous forcez à l’arrêter. Par contre vous pouvez l’observer, et ça c’est tout à fait faisable. Quel que soit le degré de votre jalousie, ou le degré de votre douleur, ou le degré de votre colère, vous pouvez observer cette émotion négative.

De quelle manière ?

Tout simplement en vous asseyant et en allant profondément dans le phénomène.

Vous êtes en colère. Eh bien alors asseyez-vous au lieu de jeter des assiettes, des bols, des cendriers, etc. Vous vous asseyez, vous fermez les yeux et vous rentrez profondément dans la colère qu’il y a en vous jusqu’au bout de vos cheveux.

Vous êtes une colère incarnée, et en vivifiant profondément cette colère, vous allez épuiser l’énergie de cette colère. Et en épuisant l’énergie de la colère, eh bien vous vous libérez de cette colère.

Et si vous faites authentiquement cet exercice, si vous le faites sincèrement, vous allez vous apercevoir que pour plus d’une semaine vous n’allez plus avoir de la colère, même si cela est votre tempérament, vous n’aurez plus de colère.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que vous aurez épuisé l’énergie de la colère, cette énergie qui était en vous.

Pour comprendre ce phénomène, il faut aussi observer vos énergies qui se trouvent dans le ciel de votre naissance, donc dans votre carte astrologique.

Lorsqu’un individu est capable de colère de façon presque maladive, puisque c’est son caractère, eh bien il faut savoir que cela est donné par quelque chose et non pas comme une fatalité, mais parce que cela a été fondamentalement établi dans l’individu. Cela peut être dû à une erreur commise dans d’autres vies, ou d’une vibration qui l’empêche de savoir vivre harmonieusement.

Donc cette vibration qui est en vous et qui fait partie de vous, lorsqu’elle est mal vécue, vécue négativement, et qu’elle se déclenche en tant que malaise ou en tant que colère, si vous la laissez en vous de façon inconsciente se développer.

C’est-à-dire que si vous, qui êtes la conscience, n’établissez pas une pleine reconnaissance de ce phénomène. Eh bien, c’est comme si vous acceptiez dans votre cave à tous les rats du quartier, et dans votre grenier à tous les pigeons et à tous les oiseaux du quartier.

Et vous qui êtes dans la maison, vous allez vous dire :

« Mais quand je mets à la cave des provisions et que je descends les chercher, eh bien il n’y a plus rien, elles sont dévorées. Et quand je monte au grenier y mettre mes anciens vêtements, eh bien quand je monte ils sont aussi ravagés. Je n’arrive pas à faire la loi chez moi ! »

Et pourquoi ?

 Eh bien, parce que l’homme ne monte jamais au grenier et ne descend jamais voir dans sa cave. Il croit qu’il pourra faire la loi dans toute sa maison sans descendre à la cave et sans monter au grenier, en restant simplement sur le seuil, à la fenêtre, en regardant la vie des autres qui défilent et qui passent.

Et il critique :

« Hé, t’as vu celui-ci, et tu as vu celui-là ? »

Pendant qu’à la cave et au grenier il y a des sérieux dégâts.

Or le phénomène de l’observation, c’est justement descendre dans la cave, et ne pas s’étonner de ce que les provisions sont mangées. Il faut aller avec la lanterne et il faut regarder dans les coins. Tiens, là je l’ai vu, c’est un rat. Et il faut monter au grenier, et ne pas s’étonner de ce que les habits sont abimés. Il faut voir que les oiseux ont tout envahi et qu’ils font des nids avec n’importe quoi.

Et il faut commencer à nettoyer, et ce nettoyage, il ne s’opère pas avec un gros bâton. On ne chasse pas les rats à coup de bâton. Et on ne le chasse pas non plus en mettant des pièges. C’est ce que font les gens qui se refoulent. Des gens qui s’obligent par esprit d’ascèse.

Non, on ne procède pas ainsi. Mais par contre on nettoie la cave et le grenier en apportant la lumière parce que les rats n’aiment pas la lumière. Et les oiseaux qui viennent dormir dans le grenier, eh bien s’ils voient que le grenier est illuminé alors ils iront dormir ailleurs.

En apportant la lumière dans les profondeurs, on se débarrasse de tous les parasites automatiquement. Pas besoin d’inventer des stratèges, donc pas besoin d’inventer des ascèses, pas besoin d’inventer de combines, de techniques x ou y. Il suffit simplement d’apporter la lumière.





COMMENT DONC FAIRE POUR ENTRER LA LUMIÈRE JUSQUE DANS CES PARTIES BASSES ?


La première réaction qu’il faut avoir, c’est comme je l’ai dit, tout d’abord la réaction de l’observation. Parce que pour savoir qu’il y a des rats dans la cave, il faut d’abord savoir que vous possédez une cave en dessous de votre maison. Et simplement ça la plupart des gens l’ignorent complètement.

C’est ce que font les gens qui vivent à moitié endormis, pas suffisamment conscients, qui ne font que passer dans la vie, qui subissent la vie avec grande souffrance, mais qui cependant ne réfléchissent pas au pourquoi de leurs problèmes, au pourquoi de leurs épreuves.

Et alors les rats envahissent la maison où ils vivent, les rats viennent jusque sous le lit, dans les armoires, dans le frigidaire. Peu leur importe l’homme qui est là, ce qui compte pour les rats c’est de manger. Et c’est ainsi que les hommes sont complètement accablés par leurs problèmes et dépassés par leurs douleurs parce qu’ils ne sont pas les maîtres de leur maison.

Mais être le maître chez soi implique aussi d’être un bon constructeur et savoir ce que l’on a bâti.

Qu’est-ce que l’homme a bâti ?

En tant que bon architecte, l’homme a bâti des fondations, et dans ces fondations les quatre éléments se rencontrent : l’eau, la terre, le feu et l’air. Mais ces quatre éléments se transforment en deux, les deux polarités s’accouplent et forment deux colonnes et c’est à l’intérieur de ces deux colonnes, sur la surface, que l’homme va aménager sa maison, son appartement.

C’est là qu’il va vivre. Et ensuite, petit à petit, mais de manière inconsciente il va commencer à tracer les plans pour son grenier.

Et qu’est-ce que le grenier ?

Eh bien, le grenier étant un triangle, le grenier est son esprit. Sa personnalité est donc l’appartement et sa matière est la cave.

Lorsque l’on connaît donc la constitution occulte de l’homme, eh bien, l’homme sait qu’il doit commencer par diriger ce qui est la fondation de son édifice, donc par aménager sa cave. Et ce sont justement les émotions, toutes les émotions. Et c’est à ce niveau-là que les parasites interviennent lorsque les émotions sont négatives.

Donc un individu qui veut établir une correcte relation et qui veut véritablement s’ouvrir à la vie, doit avant tout précipiter dans cette cave les énergies de la conscience. Et c’est cela être un observateur. C’est justement ne pas vivre de manière somnolente les choses de la vie et les subir. C’est précipiter dans tous les événements et dans tous les moments une conscience accrue.

Et cette conscience accrue ne peut être obtenue que si l’homme est un observateur. C’est-à-dire que si au moment où vous éprouvez une émotion, si vous allez dans l’émotion comme vous y allez usuellement, vous ne connaîtrez pas l’émotion, vous subirez uniquement l’émotion.

Et l’homme est ainsi vécu par de nombreuses émotions, par des tas et des tas d’énergies qui s’amusent à travers lui. Mais si au contraire l’homme renverse le courant et si au moment où il éprouve une émotion, qu’elle soit négative ou positive, cela n’a pas d’importance d’ailleurs, mais si au moment de ce sentiment, l’homme devient un observateur, cela ne veut pas dire qu’il devient un être froid qui ne sentira plus rien, ni le chaud ni le froid.

Non

Pas du tout, il ressentira tout intensément encore plus fort parce qu’il va investir sa conscience. Mais il n’est plus donc un jouet, il devient celui qui joue, ce qui est complètement différent. Et lorsque c’est un sentiment de joie, c’est un jeu positif, et lorsque c’est un sentiment de peine, c’est un jeu négatif, mais le jeu sera au moins joué complètement avec la totale participation de la conscience. Et c’est ça ce qui compte.

C’est cet Absolu qui compte, même si vous vivez quelque chose de négatif, il faut que cela soit complètement observé et complètement vécu. Sinon vous n’arriverez pas à vous rendre compte que cela est négatif, vu que le sentiment ne fera que passer, et vous l’enterrerez au fin fond de votre inconscient jusqu’à ce qu’un beau jour, eh bien, cela ressort et cela ne fait encore que passer et on l’enterre de nouveau jusqu’à ce que finalement les choses ressortent depuis le fond et l’on est un jour complètement débordé au point que vous ne pouvez plus respirer.

Donc il faut faire face, il faut regarder la vie en face, les problèmes en face, les  émotions en face, il faut être authentique avec soi-même, et par exemple se dire :

« Eh bien oui, c’est vrai, je suis un affreux jaloux, eh bien qu’importe parce que cette jalousie je vais l’assumer et au moment où je sens ma jalousie, je vais la vivre complètement et l’observer et la comprendre. »

Vous n’allez pas faire de reproches à l’autre car c’est cela ce que font les gens quand ils vivent leur jalousie sans l’observer, quand l’émotion ne fait que passer, c’est de tout de suite reprocher à l’autre, d’accuser à l’autre, de mettre tout sur l’autre et ne rien régler avec soi-même.

Donc même si l’autre a réellement tort, a réellement fauté, la vision de la chose ne dépend encore et toujours que de soi. Donc ne vous acharnez pas sur l’autre. Quelqu’un vous a fait mal, vous ne dites rien si ce n’est peut-être :

« Eh bien, tu sais, tu m’as fait de la peine. »

Mais rien de plus et on observe le travail de l’émotion, le travail de la culpabilité, le travail de l’infériorité, le travail de tous les défauts, et on entre profondément en eux et on les suit jusque dans leurs repères, jusqu’au fond de la cave pour voir où ils ont fait leur nid, pour voir où ils engendrent encore des petits.

Et à ce moment-là, au moment où la descente est consommée, au moment donc où l’énergie n’est plus il faut envoyer la lumière.

Au moment donc où vous descendez profondément dans votre colère par exemple, et que vous avez vécu pendant dix, quinze minutes profondément cette colère, violemment cette colère au fond de vous, vous allez trouver un petit espace où il  y aura un décrochage, et ce décrochage c’est l’endroit où l’âme peut précipiter les énergies d’évolution.

Et il faut à ce moment-là investir tout votre mental et votre visualisation pour précipiter la lumière et dire :

« Eh bien, toi la graine de la jalousie, la graine de la colère, je te dissous, je n’ai rien contre toi, je n’entame pas de bataille contre toi, mais je te dissous. Amen. »

Et vous verrez qu’en faisant plusieurs fois cette chose et en suivant plusieurs fois ce procédé, alors tous vos défauts peuvent disparaître.

(Maître Pastor, conférence 27.05.88)