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LA RÉINCARNATION EXPLIQUÉE PAR MAÎTRE PASTOR




Quand on lui a demandé à Maître Pastor


Que la vie continue sur un autre plan après la mort, nous paraît déjà évident, mais comment entendre la réincarnation ?  Qui, quoi se réincarne ?  Quelle partie de nous, quelle conscience ?  Comment mieux comprendre cet aspect de la vie et de l’évolution spirituelle ?


Le Maître a répondu ceci :


La question posée donc a trait à la réincarnation et aux différents plans de conscience, puisqu’en fait la question pertinente qui a été cité c’est : quelle partie se réincarne ? Quel plan de conscience réincarne ?

S’il est vrai que l’individu est constitué d’une multitude de plans, de sous plans ou d’états de conscience, il n’est pas vrai que tous ces plans-là se réincarnent à chaque incarnation. Il faut voir l’incarnation un peu comme une graine, qui au fur et à mesure des jours, arrive à donner une fleur.

À la mort, cette fleur est coupée, mais ce ne sont pas les pétales qui sont emportés dans une autre dimension invisible et pour plus tard être restitués à nouveau sur un plan visible.

No. Puisqu’il fait repartir avec la base d’une nouvelle graine. Donc, ce qui va être extrait de cette fleur c’est la substance, soit son parfum. Et vous savez tous que chimiquement le parfum n’est qu’une vibration et rien d’autre qu’une vibration, une longueur d’onde comme tout ce qui existe sur un plan physique. Donc, ce qui est extrait des expériences de la vie, c’est une substance, que les religieux appellent âme, et que les occultistes appellent le soi supérieur ou l’ego.

Au fur et à mesure des expériences dans la vie physique se crée donc cette substance, qui est aussi au même temps un pont, ou en d’autres termes, l’Anthakarana. L’Anthakarana n’est rien donc que l’âme, qui de plus en plus s’illumine et s’aligne avec les valeurs spirituelles de la monade, que l’on appelle ainsi l’étincelle même de la vie, l’esprit divin.

Car il faut dissocier lorsque l’on veut parler de réincarnation, ces trois instruments :

  • L’étincelle divine que l’on appelle aussi la monade.
  • Le plan physique, soit la personnalité.
  • Et entre les deux, ce chaînon qui permet de tirer la substance des expériences pour rejoindre l’étincelle, c’est l’âme humaine.


(Utilisant la structure septénaire enseignée par la théosophie :

·        La monade c’est Atma-Buddhi
·        L’âme humaine c’est Manas, et
·        La personnalité c’est le quaternaire inférieur, composé par le corps du désir, le corps énergétique, le corps astral et le corps physique. Et comme le quaternaire inférieur est mortel, il doit être reconstruit dans chaque nouvelle réincarnation.)


Et donc, ce qui va se réincarner, c’est aussi cette substance de toutes ces expériences que vous avez eues dans votre vie passée, de tous vos échecs et de toutes vos réussites, de la façon dont vous aurez réussi à détourner un complexe pour en faire une qualité, à vous défendre d’un traumatisme pour en faire une force qui vous permet de vous surpasser et de vous sublimer. Et c’est ainsi que le plan physique, par quintessence, arrive à faire rejoindre le plan divin.

S’il n’y avait pas création de cette substance, la réincarnation n’aurait aucun sens et l’évolution cosmique ne pourrait pas avoir lieu. Or, il se trouve que tout est substance en vérité, et que cette substance doit apprendre à retrouver son monde originel, sa vibration première.

Mais pour retrouver sa vibration première, il lui faut dégrossir ses notes de base, un peu comme un musicien qui essaie d’accorder son instrument de musique. Et au fur et à mesure que l’humain arrive à accorder chaque note, à trouver la bonne longueur pour chaque corde, il s’aligne ainsi avec la gamme des notes cosmiques. Et ça c’est ce que doit découvrir l’homme

La réincarnation n’est pas une loi, une loi de l’évolution. Absolument pas. Dieu ne s’est pas dit :

« Je vais créer un système d’évolution qu’y aille jusqu’au plan physique pour que l’âme se retrouve et pour que chaque individu ait le plaisir d’avoir plusieurs corps. »

Non

Les choses ne sont pas créées ainsi. Toute chose a un sens suprême, il ne faut donc pas y voir le fruit d’un hasard, pas plus que le jeu de l’invention d’un cosmos, d’une pensée universelle, ou d’un Dieu farceur. Non. Tout existe à cause d’un balancement entre l’équilibre qui existe entre les différents plans. Tout est question d’équilibre. Et c’est pourquoi le maître mot dans l’univers c’est : l’harmonie. Et la réincarnation a pour but de développer les harmonies.

Lorsqu’un homme ou une entité humaine vit ses premières expériences et commence à marcher un petit peu sur le chemin de la connaissance, il est en train de retrouver les harmonies. Non pas qu’il soit né disharmonieux. Absolument pas. Mais il est né dans le cahot.

N’est-il pas écrit d’ailleurs au début de votre livre sacré que vous appelez la Bible, que la lumière luit dans les ténèbres ?

Il faut réfléchir à cette phrase pour comprendre l’évolution de l’homme et la raison de la réincarnation. Mais la réincarnation non pas seulement de l’être humain, mais aussi de toute chose, car toute chose se perpétue à travers d’une forme.


Pourquoi est-ce que l’esprit, donc l’essence, la vibration, doit-il se perpétuer par cycle à travers la forme ?


Pour remonter au fur et à mesure l’échelle vibratoire et développer de plus en plus de maîtrise. Un individu qui évolue, n’évolue pas uniquement pour le plaisir de retrouver Dieu, il évolue avant tout pour redécouvrir les harmonies qui sont en lui, c’est-à-dire tout simplement l’être parfait qu’il est, et qu’il a toujours été.


Alors vous allez me dire :

Mais toute évolution n’a-t-elle pas pour but Dieu ?


Et je vous répondrais que l’idée n’est pas mauvaise, mais elle n’est pas réelle selon la réalité absolue du cosmos et des lois.

Si vous cherchez Dieu, que ce soit à travers d’une recherche, un mantra, une louange, une ascèse, etc. Vous ne le trouverez pas, parce que Dieu n’est pas à trouver. Dieu ce n’est pas une énigme que l’on cherche à découvrir, à dévoiler. Il n’est pas un lointain être que l’homme doit s’efforcer de retrouver. Non. Il est une présence et c’est là toute la différence.

Et c’est là que je voudrais préciser un point assez clair dans la démarche du disciple, parce que le disciple a toujours l’impression qu’il doit aller vers quelque chose, vers son âme, vers son étincelle divine, vers Dieu, vers son Maître, vers Kuthumi. Il doit toujours se déplacer vers un être. Mais ça c’est faux.

De la même manière que quand vous êtes sur votre plan physique, bien en chair, la conscience bien objective, vous savez très bien que vous vivez en même temps sur un plan éthérique, sur un plan astral, sur un plan mental. Et tous ces plans en même temps vivent, non seulement la même expérience, mais se propulsent ensemble pour tirer la même substance, et conclure en fait sur l’expérience qui est en train de se faire.

Et ce que je voudrais faire comprendre aux disciples, c’est que celui qui a réellement envie de marcher d’un pas droit, avec une conception qui soit claire et valable, ne va pas vers Dieu, ne cherche pas à l’atteindre, ne s’efforce pas dans la purification pour aller vers lui, pour le rejoindre. Non. Arrête tout. Et c’est dans cette suspension que tu vas trouver la présence.

Je voudrais que ce concept entre bien dans votre esprit ce soir : la présence.

À partir du moment où vous concevez réellement ce qu’est la présence en vous, vous n’avez plus besoin de devenir particulier, vous n’avez plus besoin de faire des efforts, des abstinences, de vous démarquer spirituellement, de prouver que vous êtes quelque chose, que vous êtes arrivés à la maîtrise, que vous avez su juguler tel ou tel problème, tel ou tel défaut. Non.

Le chemin du disciple ce n’est pas celui des jeux olympiques de la spiritualité. La seule performance que l’on vous demande, et c’est cette essence-là même qui est acquise à travers les réincarnations, c’est d’être authentique.

Il peut y avoir des êtres illuminés, de haute envergure spirituelle, mais qui sur un plan physique, par exemple, ne connaîtront pas plus que le petit bout de vie des insectes qui est dans leur jardin. Il faut donc dissocier l’illumination, c’est-à-dire l’alignement avec l’âme, et ce qu’apportent les initiations sur un plan mental. Car c’est différent, et souvent le disciple, sur son chemin, il mélange un peu les deux.

Et s’il est vrai qu’il faut pouvoir faire communier les deux parties un jour, il n’est pas vrai que l’on doive passer d’abord par les initiations sur un plan mental, pour pouvoir devenir illuminé. C’est différent, sinon la prochaine ne pourrait pas arriver. Par exemple, on parle beaucoup de l’ère du Verseau, de l’homme parfait, de l’âge d’or.

Mais est-ce que cela veut-il dire que les hommes de demain, les enfants de demain seront tous des initiés de grande envergure ?

Non

Ce n’est pas en quelques décennies, que l’on va pouvoir initier en masse à la plupart de l’humanité. Il restera toujours des individus, des ethnies qui auront leurs différences.

L’illumination est donc quelque chose de différent et c’est quelque chose qui est à la portée de tout le monde, parce qu’il ne s’agit pas de se démarquer spirituellement, mais de trouver la présence.

Et lorsque vous vous intériorisez suffisamment pour trouver cette présence, alors vous pouvez commencer le travail pour accomplir l’initiation. Avant cela, vous ne pouvez pas. Et c’est pour cette raison qu’il y a beaucoup de disciples qui perdent un temps fou et qui perdent aussi leur espoir, parce qu’ils cherchent l’initiation avant de travailler leur illumination.

Et c’est ainsi que l’on voit beaucoup dans les temples et dans les sociétés ésotériques, des gens qui se préoccupent beaucoup de ce qui est technique, connaissance, ascétisme. Mais qui ne réussissent pas à transmettre leur amour, ou à recevoir l’amour de l’autre, à écouter et être ravis par le chant d’un oiseau, ou se laisser transporter par une musique.

Pourquoi ?

Parce qu’ils n’ont pas encore éveillé la vie en eux, tout simplement.


Avant d’être une flèche qui monte vers le ciel, il faut avoir enflammé tout l’être. Sinon, il n’y a pas de dynamisme, il n’y a pas de propulsion, il n’y a pas d’énergie. Et c’est ainsi qu’il y a des disciples qui se plaignent et qui nus disent :

« Mais enfin, depuis tant d’années que je fais tout ce qu’il faut, je médite de telle heure à telle heure, je fais du bien dès que je le peux, j’essaye de contenir ma gourmandise, j’essaye de ne pas trop penser aux femmes ou ne pas trop penser aux garçons. Et malgré tous mes efforts rien ne se passe ! »


Le disciple fait le compte de tout ce qu’il se contraint à faire, mais lorsqu’on lui demande :

-      Es-tu une âme qui sait vivre ?
-      Es-tu une âme qui sait raisonner ?
-      Sais-tu regarder une étoile et comprendre sa vibration ?
-      Sais-tu regarder la lune et te laisser infiltrer par son onde ?
-      Sais-tu regarder une fleur et voir, dans la fleur, la vibration du divin ?
-      Es-tu une présence qui s’accorde à l’unisson avec tous les autres sons de l’univers ?


Et à ce moment-là le disciple conclut que la vie n’est pas si drôle et se dit :

« Je crois en Dieu, je crois dans la fraternité, je crois dans les principes de l’amour, de la lumière et il ne m’arrive rien. Je lis des quantités de livres sur ce qui provoque la lumière divine, ce qu’est la lumière et je ne suis toujours pas heureux. »


Qu’est-ce que le bonheur ?


Si le bonheur est la quête première dans cette vie, c’est bien parce que c’est justement la préoccupation principale de l’âme elle-même. Mais si l’âme entend trouver le bonheur, lorsqu’elle envoie cette impulsion à la personnalité, la personnalité ne comprend pas le mot de la même façon.

Qu’est-ce que le bonheur pour la personnalité ?

Pour la personnalité, le bonheur c’est une forme d’état d’être, de bien-être, d’être bien dans sa peau, d’avoir la jouissance des fruits de la terre.

Mais pour l’âme, le bonheur c’est l’alignement, ce n’est pas autre chose. C’est pouvoir faire canal avec toutes les énergies venant de l’étincelle primordiale, venant de l’univers, venant de l’égrégore auquel elle est attachée, venant de son rayon cosmique et du Maître qui veille sur ce rayon cosmique.

Parce qu’elle a besoin de cela pour sa naissance, il faut donc qu’elle soit alignée, comme l’enfant dans le ventre de la mère, pour qu’à la première impulsion elle puisse jaillir. Eh bien, il en est de même pour l’âme, elle a besoin d’être alignée pour sa naissance.

Et ce qui manque aux hommes, c’est cette puissance pour s’aligner. Les hommes ont tellement oublié leur nature divine, que retrouver l’alignement est pour eux toute une ascèse, tout un programme spirituel. Alors que c’est une chose si simple, si élémentaire. Pour eux, pour vous, pour nous qui avons été, c’est un énorme travail, et pourtant il ne s’agit que de s’aligner.


Quel rôle a l’incarnation dans cet alignement ?


Eh bien, la réincarnation permet à la conscience de trouver la vérité.

L’homme se trouve dans la diversité, dans la multiplicité, dans la périphérie, dans la zone des opposés, entre le chaud et le froid, le blanc et le noir, la vie et la mort, le bien et le mal, etc.

Et au fur et à mesure d’expérimenter ses extrémités, l’homme va finir par trouver le centre. Et la réincarnation c’est tout simplement une liberté de mouvement pour que l’âme puisse trouver son centre.

Donc, par la réincarnation, les expériences vont donner à l’âme la possibilité de trouver les réalités divines, ou plus exactement universelles, car pour nous le mot divin a une autre résonance que pour vous. Pour nous il n’y a pas un Dieu et puis l’homme qui essaie d’évoluer et de lui ressembler. Non. Ce concept-là n’existe pas pour nous.

Pour nous selon notre logique, ou tout est Dieu ou rien n’est Dieu. Ce qui fait que Dieu existe autant à travers un roc, un arbre, une fleur, qu’un volcan en éruption. Il existe et se révèle tout autant à travers cette forme-là que dans son ciel (c’est-à-dire dans son premier écho). Autrement dit, il n’y a pas de divinisation de Dieu, il y a tout simplement reconnaissance du sacré en toute chose.

Et c’est complètement différent, parce que cela ne nourrit plus la religion, mais cela fait naître l’amour, la tolérance, la clarté du vrai, et les harmonies. Si au lieu de prier un Dieu dans le fond des cieux, vous saviez que tout est sacré, la religion n’existerait pas, et pas plus que tous les problèmes que vous connaissez à l’heure actuelle.

Soyez donc un peu moins croyants mais davantage connaissants et purs. Soyez peut-être un peu plus ignorants à propos des choses de Dieu, mais beaucoup plus ouverts à la vibration de la vie. Mais quelle vie ?

La vie de la manifestation, pas la vie quotidienne, pas le fait de vous investir dans les actes quotidiens. Non. Je parle de la manifestation, du déferlement de la vie. Dans cette grande vague qu’est la vie. Interrogez-vous sur ce mot-là, le mot vie, et par là même vous aurez le sens réel de la réincarnation.

Car s’il y a une idée que je veux combattre à propos de la réincarnation, c’est celle que l’individu porte la réincarnation comme un joug, et qu’il existe un ange là-haut et qu’à telle heure cosmique, qui correspond à telle heure terrestre, il envoie d’un grand coup de pied l’âme en incarnation chez papa Y et maman Z.

Mais ce n’est pas ainsi que fonctionne le système. Pas du tout.

Les harmonies sont beaucoup plus belles, et l’ordre est par là même maintenu, à cause de la beauté des harmonies, et non pas à cause de l’application rigide d’une loi ou d’un cycle. Un cycle n’est pas une loi, une nécessité n’est pas une loi, c’est encore et toujours un déploiement de la vie, qui pousse pour aller toujours plus loin, pour naître.


Vous vous demandez ce qu’est la réincarnation ?

Ne cherchez plus. Pourquoi vous demander ce qu’est la réincarnation ?  Si vous avez déjà vécu ?  Si vous vivrez encore une fois sur terre ?  Et à quel moment cela sera ?

À quel moment de l’échelle vous devrez retomber dans la matière, pour ensuite repartir dans le ciel, puis à nouveau retomber, et ainsi incessamment…

Tout cela en fait, n’existe pas vraiment, car comme toute chose qui se meuve dans les eaux de l’illusion, dans les eaux de la polarité, la façon comme vous percevez le processus n’existe pas vraiment. Vous n’allez pas d’une vie à une autre, mais d’une forme à une autre et votre vie se poursuit. Ce qui est différent.

Les gens lorsqu’ils pensent à la réincarnation, ils se disent :

« Je vais me perpétuer. Là, je commence à bâtir un mur et si la mort vient me frapper à midi, je me réincarnerai cinquante ans plus tard et je viendrai le terminer. »

Mais non, cela ne se passe pas ainsi, parce que ce que vous n’avez pas terminé un certain jour, plus jamais vous n’aurez l’occasion de le faire. À cause que ce n’est pas important, étant donné qu’il n’y a que la substance, juste le parfum qui est pris.

Alors ceux qui se disent : je vais mettre en marche telle et telle affaire, je vais commencer à construire ceci, cela, ou je vais commencer à me construire telle et telle sagesse, telle et telle connaissance, je vais apprendre les langues, ou telles autres sciences, en espérant qu’ainsi, dans ma prochaine vie, je n’aurai plus à les réapprendre, je n’aurai plus qu’à les réveiller.


C’est juste, mais c’est faux.


C’est juste, parce qu’étant donné que tout est substance et que tout devient une essence lorsque l’âme est dégagée de la forme, et que tout rentre dans la mémoire, exactement comme dans un ordinateur programmé.

C’est aussi faux, parce que l’individu, en fait n’en a absolument rien à faire sur un plan initiatique, car cela ne lui sert que sur le plan physique de manifestation. Et comme votre but ce n’est pas de devenir performant dans la manifestation, mais dans le royaume de l’âme, alors centrez-vous davantage sur tout ce qui peut vous illuminer.

Il faut voir la réincarnation comme un cheminement et uniquement comme cela. L’esprit ne change pas, il a toujours été depuis le premier jour, son premier souffle, sa première expérience dans la forme, mais il en tire des substances différentes.

Donc, vous, tel que vous vous sentez aujourd’hui, tel que vous êtes aujourd’hui, vous ne vous réincarnerez jamais, parce que vous n’êtes pas ce que vous vous sentez être aujourd’hui. Par contre, tout ce que vous pourrez acquérir comme alignement, richesse spirituelle, découverte de l’harmonie, alors cela, oui, c’est vous et cela oui, se réincarnera.

Il faut le voir comme une suite et non pas comme des dents-de-scie : un jour je vis et un jour je meurs. Non, c’est une continuité et dans cette continuité il y a à un moment donné, une expérience qui permet de tirer cette substance.

Donc, quand vous vous interrogez sur la réincarnation, interrogez-vous sur votre véritable nature, et vous vous apercevrez que, dans ce cas-là, on ne peut pas parler réellement de réincarnation, mais plutôt de manifestation. Mais le terme est utilisé ainsi aujourd’hui, réincarnation. Il n’est pas tout à fait faux, car il permet de répandre plus de vérité, que d’idées fausses. D’autant plus que l’individu lorsqu’il arrive à un certain développement spirituel comprend exactement ce que veut dire ce mot.

Mais puisque nous pouvons en parler avec nuance, rappelez-vous, il n’y a pas réellement de réincarnation, il y a un esprit qui se manifeste, et ce que vous appelez réincarnation n’a pas de réalité à côté de sa vie véritable.

(Observation : Blavatsky simplifie ceci comparant l’humain à un acteur, et sa réincarnation au personnage qu’il interprète lorsqu’il est sur terre.)

Et c’est pourquoi même dans certaines parties du monde, certains groupements très saturés de sagesse, très inondés de la véritable connaissance, en arrivent à renier l’existence même de la réincarnation. Mais ce n’est pas parce qu’ils renient cette loi comme d’autres renient Dieu ou d’autres vérités, c’est tout simplement parce qu’ils connaissent la nuance, et qu’ils combattent en fait, une idée fausse.

Le véritable initié préférera contredire la loi, si la loi telle qu’elle est énoncée, dans un esprit faux, met en route des idées fausses. Parce qu’à ce moment-là, la loi n’est pas une vérité, même si en elle-même elle est véritable.


(Conferencia del 24.06.87)








LA RÉINCARNATION EXPLIQUÉE À PARTIR DE L’ÉNERGIE MENTALE





« L’homme a sept corps majeurs et chacun de ces corps dispose d’une flamme énergétique particulière qui lui permet à chacun de ces corps d’exister et de fonctionner selon sa nature.

Par exemple, lorsque vous contemplez le corps physique mais que vous le regardez avec les yeux de la clairvoyance, vous vous apercevez que le corps physique a une flamme énergétique, ce qui permet au corps physique d’avoir la vie, le mouvement, sa chaleur, sa santé et son autodéfense.

Et de la même manière, lorsque vous regardez le corps astral, vous vous apercevez que le corps astral a lui-même sa propre flamme énergétique et c’est cette flamme énergétique astrale ce qui lui permet au corps astral de pouvoir vivre en tant que corps astral.

Et lorsque vous regardez le corps mental, vous vous apercevez que lui-même a sa propre flamme énergétique et c’est cette flamme ce qui lui permet au corps mental d’exister et de fonctionner en tant que corps mental.

L’homme est donc une succession de flammes.

Vous, vous dites une succession de corps, et ce concept n’est pas faux, cependant ce serait plus correct de dire que l’homme est avant tout une succession de flammes énergétiques.

Alors il y a une flamme qui paraît être physique et qui est le corps physique. Et puis il y a une autre flamme qui commence-t-elle déjà à être plus subtile et qui est la flamme de la réceptivité, réceptivité qui vient depuis le plan physique, donc des sens, et qui correspond donc aux émotions. Puis il y a une autre flamme qui correspond aux pensées et c’est ce que l’on va appeler le corps mental.

Et la flamme du corps mental va avoir un comportement particulier qu’à continuation je vais vous détailler.

Pendant la réincarnation, la flamme du corps mental brûle avec la pointe dirigée vers le bas (au lieu de brûler avec la pointe dirigée vers le haut).



Ce qui va permettre à cette flamme de pouvoir habiter complètement le cerveau, exactement comme une petite pieuvre.

Et pendant la vie physique cette flamme va se distribuer et se localiser dans tous les endroits du cerveau, dans tous les endroits de la conscience objective et de la conscience cérébrale.

Et c’est comme cela que vous pouvez imaginer votre cerveau comme étant une sorte d’éponge, et qu’à chaque petit trou de cette éponge (puisque l’éponge se trouve plein de trous) réside une petite étincelle.



Et chacune de ces petites étincelles c’est ce qui va donner activité à une particularité de la conscience objective et de la conscience cérébrale. C’est-à-dire que lorsque cette flamme du mental descend dans le cerveau, elle se ramifie à l’intérieur du cerveau et elle crée des étincelles.

Ces petites étincelles vont dynamiser des activités qui paraissent être tout-à-fait banales, comme par exemple : le fait de pouvoir regarder, le fait de pouvoir apprendre l’alphabet, le fait de pouvoir apprendre les langues, le fait de pouvoir apprendre la musique, ou apprendre quoi que ce soit d’autre, comme faire des chaussures, des ponts, des autoroutes, tout ce que vous voulez.

Alors on est capable de mémoriser et on est capable d’apprendre, uniquement parce qu’il y a un endroit de cette activité qui est, par exemple, la mémorisation de l’alphabet, et il y a une petite étincelle qui est en train d’envoyer son énergie et de dynamiser ce siège.

Mais lorsque l’individu meurt, toutes les petites étincelles se rassemblent autour de la flamme principale et cette flamme qui était pointée vers le bas, remonte vers le haut et va s’encastrer dans une autre flamme qui elle n’avait pas cessé de brûler pointe en haut.



Et c’est ainsi que la flamme inférieure transmet à la flamme supérieure, toutes les énergies que vous avez développées durant votre réincarnation, toutes les substances que vous avez réussies à ramasser, toutes les instructions que vous avez pu prendre à partir des différentes expériences que vous avez vécues.

Ce qui fait que lorsqu’il y a une nouvelle incarnation et que les deux flammes se desserrent à nouveau, elles se désaccouplent une nouvelle fois, et la petite flamme retourne vers le bas, et en pointant à nouveau vers le bas, elle se réinvestit dans le cerveau de la nouvelle réincarnation et recrée son réseau d’étincelles.



Et cette petite flamme qui elle n’a pas cessé d’exister entre les deux incarnations, cette flamme dépose un sédiment dans ce nouveau cerveau, et ce sédiment c’est ce que l’on va appeler la prédisposition, soit la prédisposition pour la musique, ou la prédisposition pour les sciences, ou la prédisposition pour les langues, ou pour l’occultisme, etc.

Et c’est pourquoi, un clairvoyant rien qu’en regardant « la carte des étincelles » qui se trouvent dans le cerveau, il arriverait à savoir quelles sont les prédispositions de l’individu. De la même manière qu’un astrologue arrive à les apercevoir en regardant dans « le ciel de naissance » du même individu, parce qu’en fait c’est le même ciel.

Et ceci est dû à cause que ces prédispositions n’existent pas simplement parce que vous les avez déjà étudiées intensément auparavant dans les vies antérieures. Mais cette flamme-là va pouvoir aussi extérioriser ces étincelles, grâce à une impulsion qui vient des étoiles.

Et c’est pour cela qu’il est si important le moment de votre naissance, parce que selon la manière comme les énergies cosmiques se manifestent à ce moment-là, vous aurez plus ou moins facilité à activer ces prédispositions. »

(Maître Pastor, conférence du 03.11.89)





OBSERVATION

Il est très intéressant de constater que l’explication que donne Pastor correspond complètement avec l’explication que donne la Théosophie, mais simplement avec d’autres mots. Car les instructeurs théosophiques expliquent qu’au moment où un être humain va à nouveau descendre sur la Terre, alors son mental supérieur (Manas) projette un rayon de son essence vers la planète, et ce rayon va habiter un nouveau corps et vivre de nouvelles expériences sur la Terre.


Et quand la personne meurt, ce rayon que l’on connaît comme le mental inférieur va monter à nouveau au monde divin et se réintégrer avec sa source apportant avec lui tout le bon qu’il a acquis dans cette nouvelle réincarnation.

Et c’est ainsi que les humains évoluent.

Cependant il ne faut pas croire que le mental supérieur et le mental inférieur sont deux entités différentes, car en réalité c’est la même entité.

Le problème c’est que comme Manas est très léger, il ne peut pas descendre complètement sur le plan physique, et c’est pour cela qu’il ne peut que projeter une partie de lui.

Pour vous donner une image comme exemple, imaginez que vous voulez prendre les monnaies qui se trouvent au fond d’un trou, mais comme ce trou est très petit, vous ne pouvez pas entrer avec tout votre corps, et c’est pour cela que vous introduisez uniquement votre bras et votre main.

Alors,

Allez-vous dire que votre bras et votre main sont une entité différente de votre corps ?

NON

Bien sûr que non puisqu’ils font partie intégrante de vous et de votre corps.

Et la même chose se passe ici.





DE QUELLE MANIÈRE ABORDER NOTRE INCARNATION SUR LA TERRE ?


 

Quand on lui a posé cette question à Maître Pastor, ceci est ce qu’il a répondu :

Il ne faut pas séparer la vie quotidienne de la vie spirituelle, car tout se confond l’un dans l’autre comme ce signe venu d’Orient que vous connaissez bien et qui s’appelle le yin et le yang. Tout se confond l’un dans l’autre et même existe l’un par l’autre, donc éliminez l’un et l’autre meurt aussi. Et de la même manière enlevez la vie que vous dites quotidienne sur cette planète et il n’y a plus de vie du tout.

Qu’est-ce qui fait qu’elle est quotidienne la vie ?

C’est parce que l’homme est automatique, parce que l’homme accepte, parce que l’homme se résout, se résigne, subit, pleur, souffre sans comprendre. Mille fois il reçoit le même coup de marteau sur le doigt, et il regarde le marteau, et il regarde le doigt, et il se crie :

« Ça fait mal ! »

Mais est-ce qu’il retire son doigt ?

Non. Il attend un Messie pour faire ça.

Les humains sont comme cela, c’est très caricatural la description que je viens de vous donner, mais ils sont comme ça en fait. Et par rapport à la conscience c’est le même phénomène.

Mille fois l’homme et la femme veulent découvrir le grand amour et ils se brouillent à des passions qui meurent lamentablement. Si bien qu’au bout de quelques mésaventures, ils se disent :

« Eh bien l’amour n’existe pas. Cette vie n’est pas belle, ce monde n’est pas beau. Il n’y a pas de place pour le cœur, il n’y a pas de place pour l’amour. Les humains sont trop méchants. »

Mais penser comme ça c’est une erreur.

Est-ce parce qu’un homme ou une femme, un humain n’arrive pas à comprendre ce qu’est l’amour, que l’amour n’existe pas ?

Non

Pour quoi nier ce qui est si proche mais que vous ne voyez pas encore ?

Tous les athées nient Dieu parce qu’ils ne le voient pas et c’est ce qu’ils disent :

« Je ne le vois pas donc il n’existe pas. »

Pourquoi utiliser cette manière si restreinte de réflexion ?


La vie n’est pas quotidienne. La vie elle devient quotidienne et elle devient pesante, elle devient pleine de soucis, elle devient pleine d’épreuves lorsque l’homme vit avec son ignorance, avec ses dépendances, son attachement, ses mesquineries, ses défauts, etc.

Alors automatiquement il lui semble qu’exercer la spiritualité entre en conflit avec le fait de vivre une vie sociale. Mais ça c’est une erreur et une erreur profonde !

Car celui qui se prend pour un moine à la fin de la journée, et qui au cours de la journée se prend uniquement pour une secrétaire, un chef ou je ne sais pas quoi d’autre. Cet être-là n’a rien compris.

Qu’est-ce que vous êtes ?

Vous êtes une secrétaire ou vous êtes une étincelle divine ?

D’accord les petits malins vont me répliquer que c’est une étincelle divine qui est devenue secrétaire. Mais je ne suis pas d’accord avec cette réponse-là, car tout dépend de ce que vous imaginez à propos de vous et de ce que vous imaginez à propos du monde.

C’est encore ce fameux masque dont nous parlions l’autre fois. L’homme se met toujours des masques sur sa figure et après il s’étonne de ne plus pouvoir se contempler comme il est réellement, il s’étonne de ne plus se sentir ou de trouver une réalité en lui-même ou autour de lui.

Il se met le masque déjà de son nom, de son prénom, de son âge, de son aspect physique, de son compte en banque, de sa race, de sa culture. Et ensuite pour ceux qui commencent à s’intéresser aux choses spirituelles, il se met le masque de tel ou tel degré initiatique, de tel ou tel rayon, de telle ou telle appartenance. Et ça n’arrête pas !

Alors que les efforts des Maîtres visent à casser tous les masques pour faire ressurgir uniquement la flamme. Et dans la flamme il y a la lumière, l’amour, la chaleur, l’abondance, la vie éternelle.


Mais tant que vous vivez en masquant cette flamme, vous serez tout le contraire de cette flamme. Vous serez le manque d’amour, le manque d’affection, le manque d’argent, le manque de nourriture, le manque matériel, et finalement la mort.

Donc choisissez votre camp. Vous vivez avec votre flamme divine ou avec votre masque. Et de chaque côté les lois sont différentes et pour autant ne vous plaignez pas ensuite d’être pauvre et de mourir si vous vivez avec le masque.

Par contre si vous vivez avec la flamme, il n’est pas du tout promis que cette flamme fasse de vous une personne riche, mais la pauvreté ne vous altérera pas. Elle ne vous fera pas souffrir. Et bien que vous ne possédiez rien, vous ne manquerez de rien. Ça c’est la différence de vivre avec la flamme.

L’homme s’imagine qu’il faut posséder énormément pour être satisfait et pour se sécuriser. Or la Conscience divine (et aussi les Maîtres) donnent juste ce qu’il faut à tout être humain, comme à toute créature vivante sur cette planète. Ils donnent ce qu’il faut.

Alors si l’être humain a besoin d’un vêtement, Dieu ne va pas se transformer en un grand couturier pour lui faire toute une garde-robe fantastique. Mais si c’est une personne pauvre, il lui fera par exemple rencontrer un riche qui lui donnera un habit de bonne qualité pour qu’il dure longtemps, car cet habit c’est tout ce dont il a besoin pour s’habiller. D’un bon habit qui dure longtemps, qui le tienne bien chaud et que soit bien confortable.

Mais l’homme s’imagine qu’il lui faut une énorme garde-robe, alors il se dit qu’il doit gagner beaucoup d’argent pour acheter divers habits et puis il faut que ce soit à la mode et puis en telle et telle couleur, et puis en telle et telle longueur, etc. etc.

L’homme amplifie ses besoins, et plus il amplifie ses besoins, plus il amplifie sa misère, car Dieu n’a pas prévu ces choses de cette manière. Ce qui ne veut pas dire que l’homme n’a pas droit à l’abondance car elle existe mais pour être en harmonie avec l’abondance, il faut vous brancher sur elle. Et vous brancher sur l’abondance c’est immanquablement vous unir à Dieu et à tous les Maîtres. Et alors automatiquement tout vient avec abondance. Mais il faut en quelque sorte le mériter.

Cependant la pauvreté ne doit pas être jugée comme un signe de fatalité venue du Ciel, pas plus que la richesse, car cela ne veut rien dire à l’heure actuelle. Il faut simplement regarder quand est-ce que vous avez eu un besoin et si la chose est arrivée. Il ne faut pas regarder votre compte en banque ou le statut social de la famille dans laquelle vous êtes né pour savoir si vous êtes un gracié de Dieu et des Maîtres.

Non

Les grands guides spirituels du monde, ils ne sont pas tous nés chez des princes. Oui, il en a eu quelques-uns, ça c’est un fait, mais c’était plus par idée préconçue pour pouvoir agir de manière occulte sur les plans politiques que la richesse permettait d’atteindre, que pour simplement avoir le plaisir d’être riche. Car un initié son premier désir est d’être pauvre. Non pas parce qu’il est là comme tous les initiés à se flageller le dos et le ventre.

Non, non pas par goût pour le martyr comme certains pourraient le croire, mais simplement parce que la notion même de la richesse et de la pauvreté n’existe pas pour lui puisque tout ce dont-il a besoin lui est donné par Dieu.

Et dans cette situation, ce qu’il veut avant tout c’est d’être libre. C’est tout. Et le seul moyen d’être libre dans ce monde c’est d’être pauvre, quoi qu’il en paraisse parce qu’il n’y a pas plus attaché qu’un riche et ceci n’est pas une critique contre les riches, car je ne parle pas contre eux mais c’est un fait psychologique.

Plus l’homme a des possessions et plus il se cramponne à ses possessions, par peur de les perdre ou par peur de les voir diminuer, et pour certains aussi par peur de devoir les partager. Et il devient esclave de ses possessions à ce moment-là.

Tandis que celui qui est pauvre mais qui a la flamme en lui, il a l’esprit libre parce qu’il ne se souci de rien d’autre que de faire du bien pour qu’il mérite son pain de demain. Rien d’autre que d’aller aider la voisine pour qu’elle l’invite à partager sa soupe. Rien d’autre que d’aller aider une paroisse pour qu’on lui donne des vêtements en retour. Et ce pauvre-là est un pauvre de Dieu.

Les pauvres ne savent pas vivre leur condition de liberté, ils croient qu’au contraire ils n’ont plus de liberté, et ils tombent dans leur misère, ils s’asphyxient dans leur peur, dans leur regret et dans la peine.

Mais agir comme cela c’est une erreur car en réalité ils sont une puissance fantastique s’ils savaient exploiter leur liberté parce qu’ils n’ont rien à perdre. Et ils pourraient refaire le monde parce qu’en plus ils sont les plus nombreux.

Un riche, il a tendance à parasiter tout le temps les évolutions du monde parce qu’il veut garder sa richesse, et automatiquement il veut exploiter aux autres. Soulever une guerre ici pour pouvoir s’enrichir davantage, ou renverser une démocratie là pour pouvoir grossir son influence. Et ainsi de suite jusqu’à pourrir littéralement le monde avec sa convoitise.

Tandis que le pauvre, lui il n’a rien d’autre que son âme. Il n’a aucune usine à perdre, aucune entreprise, aucune fortune, etc. Il ne dit que « oui » à Dieu. Il ne dit pas un « oui, mais…».

Et ils sont les plus nombreux. Ils pourraient changer la face du monde si au lieu de croupir sur la misère, sur le poids des riches, ils se soulevaient pour créer une société plus fraternelle, un monde meilleur, celui de la liberté.

Le pauvre est un être libre car il n’a rien à perdre.



Mais revenons-en à discuter sur cette vie dite quotidienne, car je veux absolument que l’esprit de la personne qui a posé cette question soit clair lorsqu’elle sortira de cette pièce.

C’est souvent la déprime et la lassitude qui amènent ce genre de question qu’on m’a souvent posé. Quelqu’un qui est trop en fait en confrontation avec ses problèmes intérieurs plus qu’avec les problèmes extérieurs du monde.

L’homme a beaucoup de mal à s’insérer dans la vie sociale et au même temps à vivre sa propre psychologie. Un homme qui est automatique n’a aucun problème pour s’insérer dans la vie sociale, parce qu’il est comme une pièce du rouage du système et il fonctionne avec un petit coup d’huile par-ci et un petit rodage par-là, et il est plus ou moins heureux parce qu’il fait partie du système.

Mais par contre celui qui essaye un petit peu de s’éveiller ou qui est en confrontation avec certains problèmes. Problèmes qui arrivent dans sa vie dans un but initiatique pour lui faire comprendre quelque chose ou le délivrer de quelque chose.

À ce moment-là il n’arrive plus à s’insérer bien dans la société parce qu’il est en marge psychologiquement, moralement, il est en marge du monde, et il est en marge au même temps du monde du Ciel parce qu’il n’est pas assez pur et il n’a pas assez compris de choses pour pouvoir vivre complètement en connexion avec le Divin.

Alors il est entre ces deux mondes, entre ces deux zones, ni avec Dieu ni avec les hommes, et il souffre car c’est un écartèlement. Et dans cet écartèlement il y a quelque chose qui doit craquer justement.

Et c’est quoi ?

Ce sont les illusions qui doivent craquer pour qu’elles disparaissent. Et ça vous auriez pu me le dire, car on en a déjà tellement parlé sur ce sujet.

Vous vivez le monde avec toute cette bande de données, de mémoire que vous avez dans le cerveau dans votre inconscient et dans votre subconscient comme je vous l’ai déjà expliqué. Et toutes ces données viennent à la surface et vous font interpréter le monde.

Ces données sont issues de votre race, du niveau d’évolution de la planète et aussi de votre propre évolution et de vos propres compréhensions et incompréhensions. Et tout ceci crée un voile où vous regardez à travers. Et dans ce voile, Dieu apparaît comme ceci et le monde apparaît comme cela.

Mais ne regardez plus à travers ces voiles. Déchirez les voiles. Et si vous avez une déprime, libérez-vous de cette déprime, ne laissez pas que cette déprime vous emprisonne. Ce qui ne veut pas dire que vous devez vous forcer à voir les choses de manière positive, mais mettez votre déprime de coté et regardez ce qui fait naître cette déprime, mais aussi cette lassitude, cette mauvaise interprétation, cette illusion. Et étudiez, analysez et évaluez. Et ainsi tout ce qui suscite ses dépressions disparaîtra.

Un homme qui vit en connexion profonde avec le Ciel ne peut jamais être désespéré.

Pourquoi ?

Parce qu’à l’intérieur de lui sa flamme brille et automatiquement il ne manque de rien, automatiquement il voit les choses d’après leur réalité et non pas d’après ce voile. Ce qui ne veut pas dire qu’il met un emplâtre de bonheur sur tous les malheurs du monde. Non, au contraire parce qu’il n’y a pas plus lucide qu’un initié, il n’y a pas plus lucide qu’un Maître. Mais lorsqu’il contemple le malheur des hommes, il sait pourquoi ce malheur arrive. (Le Karma)

Et malgré cela il vient se sacrifier, souffrir avec l’homme pour le faire évoluer, où il le regarde mais il ne pleure pas. Il ne passionne pas la chose en quelque sorte parce qu’il sait la raison des choses.

Donc la vie n’est pas quotidienne. Il y a la vie un point c’est tout, Et dans cette vie il y a les hommes qui ne comprennent rien, il a ceux qui comprennent un peu mais qui se battent encore avec certaines illusions, et il a ceux qui ont compris et qui essayent d’aider les autres à comprendre.



Les deux aspects de la création

Et lorsque vous avez compris vous avez deux voies : la voie ouverte et la voie secrète. Autrement dit, travailler de façon publique pour les autres comme le font périodiquement certains initiés, et comme ça a été le cas de Jésus.

Et il y a ceux qui travaillent au contraire dans l’ombre de manière secrète, et qui édifient par avance tout ce qui se passera sur la Terre. Et ils travaillent en collaboration très serrée avec le côté secret aussi de la Hiérarchie.

Tout dépend au près de quelle voie vous faites partie.

Dans l’Univers tout est scindé en deux, et de la même manière qu’il y a la dualité sur la Terre, il y a aussi une forme d’aspect binaire dans l’Univers qui n’est plus dualité lorsque vous élevez dans les hauts plans. Cela devient tout simplement une relation binaire entre les forces introverties et extraverties.

Ainsi il existe des Christ extérieurs et intérieurs qu’on appelle dans d’autres pays des Bodhisattvas que l’on dit tournés vers l’extérieur, ou secrets tournés vers l’intérieur.

Pourquoi ces deux aspects ?

Ce n’est pas parce que Dieu décidément jusqu’au bout veut s’amuser avec les hommes et faire des mystères. Non. Mais parce que ce sont les deux forces qui ouvrent dans l’Univers.

Au début il y a l’UN, le Point. Et dans cette conférence ne parlons pas de ce qu’il y a avant ce point parce que cela ferait une trop longue conversation. Imaginons tout simplement qu’il y ait cet UN qui est le premier aspect de la manifestation, c’est le premier souffle en quelque sorte, c’est-ce que vous appelez « Le Père ».

Et ce Père Cosmique crée deux forces basées sur un aspect binaire qui dans la matière vont donner la dualité. Ce qui fait que dans le monde, si vous vivez d’après l’aspect trop primaire de ces deux forces, vous les vivez en tant que dualité. Mais si vous les vivez dans un aspect supérieur, alors vous les vivez dans son aspect binaire, et à ce moment-là vous vivez dans un cercle de complémentarité.

J’espère que c’est compris. Tout dépend donc à quel degré vibratoire vous arrivez à vous développer vous-même, et ainsi vous sortez de la dualité pour jouer avec le binaire. Et à ce moment-là, lorsque vous jouez avec le binaire, quelque part vous êtes une unité.




Donc mettons les choses au clair. Plus de crises de larmes à propos de la vie dite quotidienne. Je ne veux pas, je vous le répète, vous faire croire que le monde est beau, que Dieu viendra demain et qu’il va frapper à tous les méchants et récompenser à tous les gentils, et qu’il y aura des banquets de joie, que tous les enfants du monde auront à manger, qu’aucun enfant ne sera plus jamais battu, qu’aucun homme ne sera jamais plus tué à la guerre ou torturé dans les prisons.

Je ne peux pas vous promettre cela.

Pourquoi ?

Parce que c’est aux hommes de le faire, car ce n’est pas Dieu qui a fait la société ainsi, c’est vous.

Donc comptez sur vous-même pour que cette vie ne soit plus quotidienne, mais qu’elle devienne divine. Parce que si elle devient quotidienne, c’est parce que vous êtes quotidien. Si elle est banale, c’est parce que vous agissez de manière banale. Si elle est triste c’est parce que vous êtes un individu triste.

Alors,

Pendant combien de temps vous allez jouer avec la banalité et la tristesse ?

Une bonne fois pour toutes changez d’attitude. Et pour cela, rentrez chez vous, prenez une bonne douche, et dites-vous :

« Demain je commence à avoir une autre attitude face à la vie. Demain je commence à agir comme un enfant de Dieu et dès demain je vais changer le monde, tant que je le peux, avec mes faibles moyens ou avec mes gros moyens, peu importe mais je participerai à améliorer le monde, car j’ai ma part de responsabilité et en plus je veux aimer, je veux aider, je veux sauver. »

Et vous le pouvez si vous le voulez, mais pour cela agissez et réunissez entre vous, vous qui voulez servir à quelque chose, vous qui voulez faire quelque chose, car il ne suffit pas d’imaginer. Il faut passer à l’action. Parlez aux gens sur le bien. Amenez-les au bien. Faites-les se comprendre en analysant avec amour leur cap psychologique, leur manque matériel. Montrez-leur la voie qui leur convient et ainsi vous édifierez le nouveau monde.

Beaucoup de gens sont tellement déprimés qu’ils finissent même par douter de Dieu, et ils s’exclament :

« Pourquoi est-ce que cela m’arrive !  Moi qui essaye de faire le bien, moi qui essaye d’être amour, et voilà qu’il m’arrive un gros problème, voilà qu’il m’arrive un gros obstacle. »

Mais quand vous priez sur ce genre d’interrogation ne vous le permettez pas longtemps. Vous avez le droit de vous insurger, c’est un fait et c’est normal que vous vous sentiez abattu face à l’adversité, mais cependant ne vous le permettez pas longtemps. Ne permettez pas à la vermine de s’installer en vous, a la mite d’attaquer votre charpente intérieure.

Attention !

L’homme devrait davantage considérer la foi et l’homme devrait davantage méditer sur le mot « espoir ».  Jusqu’à présent j’ai évité d’avoir un langage religieux, ça vous le savez bien. Et chaque fois que j’ai dû utiliser un mot religieux, je l’ai d’abord dépourvu de toute sa religiosité pour le montrer dans la clarté de son universalité.

Cependant dans ce cas-ci je vous dis que vous devez avoir la foi et faites vibrer cette foi en vous, parce que cela animera l’espoir. Et quand un homme a la foi et quand un homme a l’espoir, même s’il est tout petit, il peut faire de grandes choses parce qu’il devient alors dépositaire d’une force titanesque.

Toutes les forces du Cosmos convergent vers lui et s’expriment en ouragan à travers lui. Et il peut bâtir alors que tout est contraire. Mais il faut avoir l’espoir. Donc allumez les torches d’espoir dans vos esprits.

À quoi est-ce que cela sert même si vous m’aimez, même si vous aimez à Dieu ou à un quelconque autre Maître, à quoi est-ce que cela sert de venir avec des mines tristes et dire en pleurant :

« Oui, je crois en Dieu mais j’ai trop de problèmes. »


Mais ce n’est pas ça Dieu. Ce qu’il faut ce que quand vous sortiez d’ici vous vous ayez pardonné tout à vous-même.

L’homme fait mille et une erreurs et ce n’est pas seulement depuis hier, mais depuis même avant-hier dans la nuit des temps qu’il fait des bêtises.

Et qui est-ce qui le juge ?

Personne et surtout pas Dieu.

Pourquoi ?

Parce que Dieu sait très bien que vous êtes tout simplement dans un microsystème d’évolution. Et à l’intérieur de ce microsystème, eh bien tout arrive. Et ce n’est que lorsque vous sortez éjecté para la lumière et la prise de conscience, que l’on peut faire un jugement et c’est toujours le bon à ce moment-là.

Par contre l’homme se juge constamment, c’est sa conscience qui le ronge, et il peut ainsi perpétuer des malheurs. Donc une bonne fois pour toutes pardonnez-vous. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut laver la conscience et recommencer dès demain une somme encore plus énorme d’erreurs.

Non

Mais repartez à zéro en quelque sorte et demandez pardon aux gens et pas forcément de manière matérielle, physique. Simplement dans votre conscience envoyez leur de la lumière et dis-leur mentalement et sincèrement :

« Pardon »

Et sentez-vous pardonner car c’est ainsi que cela se passe, parce que quand il y a la prise de conscience automatiquement Dieu pardonne. Car s’il a jugement ce n’est que pour vous faire prendre conscience. Donc pardonne-vous. Repartez à zéro et faîtes les choses complètement différemment à comme vous les aviez fait jusqu'à présent. Plus positives avec amour et fraternité.

Regardez dans la Bible.

Qui étaient les apôtres ?

Pour beaucoup d’entre eux, ils étaient d’une banalité affolante et certains mêmes pêcheurs. Il y en avait même un qui tuait les chrétiens et qui ensuite s’est mis à devenir chrétien lui-même.

Pourquoi ?

Parce qu’au fur et à mesure que vous faites, par exemple chaque jour la même prière, ou la même méditation, ou le même petit rituel, vous créez en vous un dépôt d’énergie qui est positif. Et au fur et à mesure ce dépôt va grandir si bien qu’un jour il va devenir prédominant. Et de manière naturelle tout le négatif aura été chasé. Mais il faut prendre en main les choses et il faut s’astreindre au travail.

Donc qu’est-ce qu’un disciple ?

  • UN c’est un être de discipline.
  • DEUX c’est un être plein d’espoir.
  • TROIS c’est un être qui passe à l’action.

Remplissez ces trois tâches et soyez un véritable disciple.







Pour conclure, je voudrais vous laisser sur une image que j’espère elle vous portera de la chaleur et alimentera votre espoir.

Et chaque fois que vous ne l’aurez plus, pensez à cette image.

Mettez-vous debout en esprit, les bras le long du corps et la tête complètement dirigée vers le ciel. Et imaginez qu’une torche incendiaire et flamboyante d’une couleur dorée resplendissante vous touche et vous remplit d’énergie, vous réchauffe, vous régénère, vous fait sourire et vous fait hurler de joie.

Chaque fois que quelque chose ne va pas en vous, qu’il y a un obstacle qui vous fait souffrir, chaque fois que vous avez un problème, mettez-vous dans cette flamme dorée, mais d’une couleur dorée étincelante. Une flamme vive qui brille comme le soleil. Et montez vers le ciel, offrez votre souffrance, et dites :

« Regarde Seigneur, je souffre pour telle et telle chose. Est-ce que ce n’est pas bête ?  Je suis encore prisonnier d’une illusion. »

Car toute souffrance est née de l’illusion. Ça je vous l’assure. Toute souffrance née de l’illusion. Il n’y en a pas d’autre, je peux vous l’affirmer. Qu’elle soit physique, qu’elle soit morale ou affective, c’est forcément une illusion. Il faut enlever le voile.

Quel que soit votre prétexte, votre argument à souffrir, il faut l’enlever parce que c’est un voile.

Certains souffrent parce que par exemple ils n’ont pas eu de père ou de mère. Alors cela ne leur suffit pas d’avoir été orphelin, mais même une fois devenus adultes ils continuent à souffrir et à porter cette croix. Mais je te dis que c’est une illusion et je sais que ça c’est dur à entendre pour celui qui souffre, mais je t’assure que c’est une illusion car en vérité l’existence physique est une réalité temporaire.

Et dans l’enfance, le père et la mère visent à sécuriser psychologiquement à l’enfant. Mais si la personne reste à ce stade infantile où il a besoin d’être sécurisé par la présence du père et la mère, alors émotionnellement il ne deviendra jamais un être adulte.

Si vous avez été un orphelin, je sais que ça n’a pas été facile, mais voyez l'autre côté de cette expérience et rendez-vous compte que vous êtes nés libres comme si Dieu lui-même avait accouché de vous en vous mettant tout simplement sur l’herbe, dans le jardin de la Terre.

« Voilà enfant, je t’ai fait et tu es né. Va sur la Terre. »

Et sentez votre véritable lien paternel, car le seul lien qui existe réellement c’est celui avec le Père Cosmique.


Et d’autres personnes souffrent pour mille et une autres raisons, comme par exemple, parce qu’ils ne trouvent pas l’amour. Mais ça c’est aussi une erreur, parce que si c’est un fait que l’amour est réconfortant, cela n’est pas le principe même de la vie, car beaucoup d’hommes et de femmes trouvent aujourd’hui l’amour. Mais un jour ils le détruisent et ils ne croient plus.

Vous dites vous-même :

« Tout passe, tout lasse. On croyait s’aimer et puis on ne s’aime plus. »

Il faut que l’homme s’engage dans des quêtes plus réelles, dans des quêtes authentiques. Et au fur et à mesure ses souffrances ne seront plus, car quand viendra l’épreuve, le moment du détachement, le moment de la pauvreté, il dira :

« Je reconnais l’instant, je sais ce qu’il est, et je l’offre à Dieu. Cette expérience ne me déprime pas, car elle me purifie. »

Chaque fois que quelque chose vous arrive, pensez à l’instant de purification qui vous est offert et voyez le juste et non pas la souffrance. Ne soyez pas victimes, soyez disciples.


(Conférence du 15.11.86)






OBSERVATIONS

Je pense qu’effectivement plus vous vivrez en harmonie avec votre flamme divine, et plus la vie vous aidera. Et plus vous accumulerez des mérites, et plus l'abondance viendra à vous.

Cependant cela ne va pas vous libérer, ni des épreuves que vous devrez subir durant votre vie, ni du karma négatif que vous devrez payer (et ceci aussi bien individuellement que collectivement), et cela ne va pas non plus vous protéger contre la méchanceté humaine.

Donc considérez ceci comme un outil pour améliorer votre vie, mais ne commettez pas la maladresse de croire que cela va vous assurer une vie sans problèmes parce que alors vous feriez la grave erreur de baisser vos défenses et deviendriez la proie facile pour les personnes malintentionnées.

Mais malgré ces limites, cela vaut beaucoup la peine de mener une vie en harmonie avec les lois divines. Un, parce que la vie va être meilleure. Et deux, parce que cela va faire une grande différence lorsque vous serez confronté à l'adversité.

Et bien que Pastor ne semble pas être trop préoccupé pour l'insécurité qui existe sur la Terre (probablement parce qu'il s’est déjà libéré de ce problème depuis longtemps), je vous conseille fortement d'économiser et de prendre vos précautions parce qu’ils se viennent des moments très difficiles à vivre et ceux qui ne seront pas préparés souffriront beaucoup face aux crises qui se produiront dans un avenir pas trop lointain.

Et pour terminer, bien que je comprenne le point de vue de Pastor, je voudrais faire l’apologie des riches, car ce sont les entrepreneurs qui génèrent la majorité de la richesse qui se produit dans la société d'aujourd'hui. Et si les entrepreneurs n'existaient pas, alors la société se trouverait beaucoup plus restreinte de ce qu’elle est déjà.

Le problème ce ne sont pas les riches, le problème c’est qu'il n'y a pas un système équitable de redistribution de la richesse qui se génère. Le problème c’est qu'il n'y a pas des véritables moyens pour arrêter la cupidité et le manque d'éthique. Le problème c’est que la plupart des humains sont encore très égoïstes, et tant qu'ils continueront à agir ainsi, alors l'humanité continuera à en souffrir les conséquences.