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QU’EST-CE QUE LA CONSCIENCE DE L’ESPRIT ?




Quand on lui a demandé à Maître Pastor :

Qu’est-ce que la conscience de l’esprit, ou comment l’homme peut-il concevoir l’esprit ?


Il a répondu ceci :


Qu’est-ce que l’esprit, qu’est-ce que l’âme, qu’est-ce que la psychologie même ?

Ce n’est pas que la question soit ardue, mais ce qui est compliqué c’est de la faire comprendre.

Intéressez-vous d’abord à votre psychologie. Vous pouvez penser « je ».  Vous pouvez ressentir de la peur, du froid, du chaud, de la joie, de l’amour, de la haine. Cette zone-là de votre personne, vous en avez conscience et vous la percevez parce que cela émet en vous des zones émotionnelles.

Ces zones émotionnelles vous les avez pleinement développées par le passé, en étant dans d’autres humanités, d’autres civilisations. Donc vous en avez conscience. Vous avez développé une conscience qui vous permet de pouvoir ressentir la peur, l’amour, ou la haine.

Quelle est la différence avec l’animal ?

Bien que je ne veuille pas analyser le monde animal en général, car il y a différentes espèces, avec différents plans.

L’animal, que connaît-il ?

Il ne connaît même pas la peur, à part si un danger imminent surgit. Il ne connaît que la peur de la mort, mais il ne connaît pas la peur psychologique. Votre peur à vous, il ne la connaît pas. Et l’amour comme vous le sentez, il ne le connaît pas non plus. Certains animaux domestiques peuvent éprouver un attachement pour son maître, mais ce n’est pas de l’amour. C’est tout simplement une dépendance qui fait que l’animal sait que sa protection se trouve auprès du maître.

Pour le maître, cela il l’interprète comme amour, mais pour l’animal, l’amour il ne connaît pas. Il n’y a pas de lieu, de place dans le cœur de l’animal, parce que l’animal n’a pas développé les plans qui lui permettraient d’appréhender ces émotions-là. L’homme s’est développé plus loin, alors il a conscience de sa panoplie d’émotions.

Maintenant, l’homme doit développer en quelque sorte un sixième sens qui lui permette d’avoir conscience de sa conscience.

Vous avez conscience de vos émotions, de vos états psychologiques, vous pouvez savoir et ressentir que vous êtes complexés ou pas, que vous êtes orgueilleux ou pas, que vous vous sentez très beau ou pas. Tout ceci vous le sentez, vous le vivez, vous en souffrez ou vous en jouissez.

Mais cela n’est pas de la conscience, c’est de l’astral. C’est une conscience adaptée à l’astral. La conscience c’est cette partie dont j’ai parlé, qui est subdivisée en trois :

Intelligence, béatitude, néant ou non-être ou si vous préférez, être totalement.

L’homme a été fourni avec un appareil de sensibilité. Alors, lorsqu’il met la main dans le feu, il a mal, il sait que ça brûle, il peut se rendre compte de cette réalité, connaître la nature du feu. Il dit :

« Cela chauffe, cela brûle, cela est un danger pour moi. Mais cela peut être aussi un réconfort, parce que je peux me chauffer, je peux éclairer. »


S’il n’y avait pas ce moyen de perception il ne connaîtrait pas la nature du feu. Donc développez en vous la nature de conscience qui vous permet d’être conscients de votre conscience, et vous ne me poserez plus cette question.

Pour la développer, faites ce que depuis des milliers d’années on vous dit de faire. Développez en vous des choses positives, donnez, aimez, soyez à l’écoute les uns des autres, sachez vous soulager, priez ou méditez.

Allez dans des lieux Saints et pas des lieux sales. N’allez pas vous vautrer dans des lieux bas où tous vos sens, tous vos plans de conscience sont assourdis par des vibrations trop basses.

Vous aimez le bal, je ne veux pas vous empêcher de vous amuser. Si vous allez au bal, dans des boîtes de nuit, très bien, mais alors assumez que pendant le mois suivant vous n’ayez plus d’intuition, plus de pensée positive, plus d’amour, plus d’écoute.

Et attention !  Je ne dis pas que s’amuser est mal, mais unissez-vous plutôt entre vous. Louez une salle et joignez-vous avec ceux qui sont de votre même nature. N’allez pas rejoindre ceux qui se saoulent, qui se droguent, qui se prostituent, ceux qui ne pensent qu’à des choses basses.

Une heure passée avec ces gens-là, c’est comme si pendant dix ans vous n’aviez été qu’un animal, parce que tout ce que vous avez accumulé d’efforts se trouve parasité, et il faut vous nettoyer et vous nettoyer pour à nouveau récupérer un peu de pureté.

Et si vous devez y aller. Faites-vous un blindage de lumière quand vous allez dans ces lieux-là. Protégez-vous. Si vous voulez y aller, allez-y un peu comme un missionnaire. Vous vous protégez et vous vous dites :

« S’il y a parmi ces gens, quelqu’un qui doit être sauvé, envoie-le moi, présente-le moi, que je le sorte de cet état d’esprit. »

Si vous y allez de cette manière, alors je vous y envoie, sinon, n’y allez pas.


Pour développer l’esprit ou la conscience de l’esprit, il faut marcher sur le chemin du disciple. C’est tout le défi et le but de toutes vos incarnations, prendre conscience de votre conscience, de votre esprit. C’est ce qui vous est accordé le jour de votre initiation, l’éveil sur le plan où vit votre véritable conscience.

À ce moment-là, vous êtes comme raccordés, et vous n’avez plus conscience de vos mémoires passées, de vos traumatismes, ou de toutes les autres choses, même de ce monde-ci, vous êtes déconnectés et vous êtes reliés aux valeurs et au monde de l’âme, et ainsi dans ce monde, vous êtes comme un manchot qui se dandine et qui ne marche pas forcément droit.

Ce qui ne veut pas dire que vous ne comprendrez pas le monde. Je ne veux pas dire avec ceci que vous deviendrez naïfs, mais par contre vous n’agirez pas comme les gens de ce monde. Et ça c’est le chemin du disciple, c’est d’acquérir la conscience de l’esprit. C'est tout le chemin que doivent accomplir tous les disciples du monde.


Comment réaliser ce chemin du disciple ?

C’est simple. Jésus en a parlé, Bouddha en a parlé, les écoles ésotériques, les religions en parlent, alors faites ces choses, passez à l’action. Développez, en vous, toute la bonté, la fraternité, le partage dont il est question, et vous aurez conscience de la nature de votre esprit.

Par contre, en agissant à l’inverse, vous n’en aurez jamais conscience, et même, vous aurez l’impression d’avoir complètement perdu votre âme. Et justement, c’est la situation de tous les drogués, de les toxicomanes, de tous les perdus qui ont l’impression d’avoir perdu leur âme.

Plus vous agissez selon les harmonies célestes, selon les lois de la nature et les lois célestes, et plus vous prenez conscience de votre propre esprit et de votre âme.

Et tant que vous n’agissez pas en harmonie avec ces choses célestes, avec tous les guides, avec tous les frères et tous les Maîtres, vous n’aurez jamais conscience de votre esprit.

Car même si un Maître venait par pitié, et qu’il vous donnait pendant quelques minutes de l’énergie, vous n’arriveriez pas à avoir conscience de votre esprit, parce qu’en vous il n’y aurait pas la grandeur nécessaire pour pouvoir contempler l’immensité de votre esprit.

Vous seriez comme un myope à qui on aurait retiré ses lunettes, il ne verrait pas plus s’il était devant le château de Versailles ou devant un taudis. Le Maître n’ajoute pas une vision supplémentaire, une vision plus grande. Le Maître donne la vision dont vous êtes capables, parce qu’il y a des choses qui sont en vous, en tant que potentialité, et que vous travaillez encore, parce vous n’en avez pas encore acquis véritablement toute l’envergure.

Mais le potentiel est là, et bientôt il arrive à être plein. Et à ce moment-là apparaît le Maître, apparaît une forme d’initiation, et cela est généralement plus invisible que visible. On pourrait croire que l’homme a bénéficié de l’acte d’amour du Maître. Mais il n’en est rien.

Le Maître ne donne rien que l’homme n’ait déjà mérité, et non pas à cause que le Maître soit sévère, mais ce serait donner à quelqu’un qui n’est pas prêt pour recevoir.

Si vous parlez à un sourd, vous ne risquez pas d’être entendu, et il en est de même pour la lumière, pour l’initiation. Certains veulent l’initiation à tout prix et ils se disent :

« Je veux être initié, je veux faire ceci, je veux faire cela dans cette vie, il faut absolument que je décroche mon initiation. »

L’intention est bonne, mais le comportement est enfantin.

Ne cherchez pas l’initiation. Vivez comme un disciple et ainsi vous les aurez toutes. Par contre si vous cherchez l’initiation, vous ne la trouverez pas, mais si vous vivez comme un disciple, vous trouverez toutes choses, mêmes celles insoupçonnées, celles que vous ne connaissez pas et que vous n’aurez pas eu l’idée de réclamer.

Du moment que vous agissez, que vous vivez comme un disciple tout est donné.

Donc, ne cherchez rien, soyez. Ne demandez rien, agissez.


(Conférence du 11.09.86)





CONSEILS POUR CRÉER L’UNION DANS UN GROUPE




Quand on lui a commenté à Maître Pastor :


Nous sommes ici un petit groupe devant vous, quels conseils pouvez-vous nous donner pour essayer de trouver un peu d’équilibre. Quels conseils pour le séminaire de quatre jours où on va être ensemble ?



Il a répondu ceci :


Il n’y a pas trente-six façons de créer une union, il faut que vous vous positionniez en cercle, et que vous méditiez.

Lorsque vous méditez en cercle, il y a un mélange de vos auras qui fusionnent en une seule aura. Et ainsi il y a provisoirement constitution d’un égrégore qui n’aura pas de longévité dans la mesure où, ensuite, vous êtes tous préoccupés par des sujets différents.

Lorsqu’un groupe veut constituer une unité, il faut rallier toutes les parties en une synthèse, et ça c’est la méditation.

Si vous voulez que ce séjour se passe de manière bénéfique, avec des intuitions formidables, avec des petits moments d’esprit, avec des perceptions différentes, une attitude de l’âme supérieure, concentrez-vous en cercle, tenez-vous par les mains, (pour ceux qui n’ont jamais médité, peu importe, laissez-vous aller) et vous répétez soit une prière qui convient à tout le monde, soit le mantra « Aum » au moins trois fois.

Ensuite, vous visualisez le soleil qui se pose exactement au sommet de la pyramide que vous constituez. Et vous méditez, en demandant que chacun soit uni l’un à l’autre, que tout se passe bien, que la lumière vous soit donnée, qu’une compréhension nouvelle vous soit donnée, que la fraternité s’établisse entre vous.

Puis vous brisez la chaîne.

Vous pouvez faire ceci tous les matins, le temps de votre séjour. Une fois suffira dans la mesure où vraiment vous le faites avec conviction et amour.

Maintenant, la communion qu’il peut y avoir entre vous ne dépend que de votre capacité à aimer et à écouter l’autre. Je ne peux rien créer sur vous pour que ce séminaire se passe bien. Chacun est responsable. Chacun doit savoir écouter et donner un peu d’amour à l’autre. Chacun doit savoir aussi quitter ses grosses chaussures de principes qui font tant de bruit quand on arrive dans une pièce, et qui font tant de mal.

L’homme traîne des tas d’idées reçues et de principes qui l’emprisonnent et finalement à force d’être emprisonné, il finit par, non pas se rejeter lui-même, mais par rejeter les autres. Et au lieu d’être libre, il devient esclave et solitaire et il vient demander à Dieu :

« Pourquoi est-ce que je ne trouve pas de mari, pourquoi est-ce que je ne trouve pas de femme et pourquoi ceci et pourquoi cela ? »

Arrêtez de penser de la sorte. La vie se prend à pleine main. Personne n’est là à distiller un peu de bonheur par ci, un petit peu de joie par là.

     Tu veux être heureux, alors prends le bonheur. 
     Tu veux être riche, alors prends la richesse.

Agis !

Tu es dans le monde de l’action, puisque tu l’as voulu, alors prends l’action, ne subis plus l’action des autres. Les principes doivent partir de vos esprits. N’ayez aucune honte les uns vis-à-vis des autres.

Parlez même de vos problèmes, que cela ne soit pas seulement un séminaire où vous apprenez, mais aussi un séminaire où vous vous découvrez vous-même. Livrez-vous les uns aux autres, sans honte et sans peur d’être jugés.

Vous qui allez recevoir la confession de l’autre, ne jugez pas, ne catégorisez pas, essayez de soutenir, de faire aller la personne plus loin dans la compréhension pour qu’elle se détache, se libère d’un stress, d’un problème finalement inutile.

Échangez-vous en tant qu’êtres humains, échangez l’humanité qui est en vous. Et par contre, ne soyez pas des cerveaux remplis des connaissances, des principes ou des complexes, en train de se confronter.

Comment voulez-vous que les échanges se passent ?

Chacun arrive avec sa doctrine et avec ses principes :

« Voyons s’il y a quelqu’un qui me ressemble, si quelqu’un pense comme moi. Parce que j’ai raison. »


L’homme cherche tout de suite son semblable, et ainsi il constitue très vite un clan.

Dans les familles humaines il y a très vite constitution de clans par goûts et idées qui peuvent représenter ainsi une force, et quand un individu arrive, il se trouve submergé par la force des autres.

Ce qui crée les problèmes relationnels, c’est cette force de clan que les hommes forment entre eux. Alors, il n’y a plus de liberté de vivre, il n’y a plus de liberté d’échanger avec l’autre, il n’y a plus moyen d’être soi-même. Parce qu’il faut être comme le reste du clan est, Du moins si l’on veut appartenir, si l’on veut vivre, si l’on veut échanger, entendre et être entendu, avoir un rapport avec eux.

Tant que l’homme participera à cette idée de clan, le monde lui-même sera divisé. Mais par contre le jour où tous les hommes seront capables de faire la paix entre eux, avec le communiste, le capitaliste, le marginal, le drogué, n’importe qui, le jour où l’homme fera cette synthèse, la guerre ne pourra plus exister.

Donc, entre vous, pour ce séminaire, jetez les armes.


Que sont les armes ?


Ce sont vos idées reçues, vos principes, vos fantasmes, exercer une personnalité et montrer que l’on sait ceci, que l’on sait cela.

Qu’est-ce que ça peut faire ce que vous savez ?

Vous êtes venus pour échanger, donc échangez, si vous voulez parler, alors que ce soit dans une idée de donner et non pas d’asseoir votre personne.

Soyez un peu comme des enfants dans un jardin, pendant ces quelques jours. Sans honte, dévoilez-vous, mais sachez à qui vous dévoiler aussi. Le jeu ne devient pas véritablement bon et permet à la personne de se développer, que si elle a en face d’elle, quelqu’un qui comme elle, a l’intention d’en faire autant.

Donc, entre vous tous, pour qu’il y ait la communion et la joie, il faut qu’il y ait de l’authenticité, de la sincérité, de l’ouverture. Faites ce que vous voulez, fumez, buvez, peu importe, embrassez-vous, mais que cela soit fait avec responsabilité. Responsabilité.

Assumez votre acte. Ne soyez pas vécus par l’acte.

Vivez-le !

C’est à partir du moment où chacun est authentique vis-à-vis de lui-même, qu’il arrive à se maîtriser, à se diriger. Par contre c’est quand il n’est pas authentique, qu’il se voile la face, qu’il se dit :

« J’ai envie, je ne devrais pas, mais je le fais quand même. »

Et c’est à ce moment-là qu’il a honte, qu’il se cache, qu’il se culpabilise. Alors, à ce moment-là, il devient esclave.

Par contre, lorsque vous assumez la chose, vous pouvez en même temps la maîtriser.

Mais qu’est-ce que cela veut dire assumer la chose ?

Cela veut dire se regarder en face, sans penser avoir honte ou avoir de fierté. Après, c’est à vous de choisir si vous voulez vous arranger ou rester tel quel. Et s’assumer, ne veut pas dire que vous allez devenir bons, mais qu’au moins vous serez équilibrés.

Même si vous faites quelque chose de mal, au moins vous le ferez avec équilibre et pas comme des faux jetons, qui ensuite se créent des tas de complexes et de culpabilités qui encrassent votre subconscient et votre inconscient, et qui créent par là même des problèmes aux autres.

Et c’est pourquoi (et bien que nous n’aimions pas cela) mais si vous voulez être méchants, soyez méchants, mais soyez conscients que vous êtes véritablement méchants. Et alors le fait de prendre conscience que vous êtes méchants, cela va vous permettre de dire :

« Mais si je changeais ? »

Et le fait d’assumer va être un tremplin d’élévation. Mais même que vous choisissiez de changer ou pas, faites ce que vous faites sans vous cacher vis-à-vis de vous-même. Soyez authentiques.

Je vous souhaite d’effectuer en vous toutes les transformations qui vous permettront d’être véritablement disciples, d’avoir conscience de votre esprit comme on me le demandait tout à l’heure.


(Conférence du 11.09.86)





LE KARMA EXPLIQUÉ PAR MAÎTRE PASTOR




Quand on lui a demandé :

Quel est le rôle du karma dans l’évolution des humains dans la suite des vies successives ?


Maître Pastor a répondu ceci :


« Le karma comme symbole est une roue qui tourne, mais il faut comprendre que le karma n’existe que dans le monde, c’est-à-dire dans le mouvement. Et à partir du moment où l’individu est retiré du monde matériel, physique, donc qu’il est retiré du mouvement, alors il est temporairement mis hors du karma.

Ce qui veut dire qu’après la mort, et une fois que le passage a été fait sur l’au-delà, donc que l’individu se trouve endormi dans les différents règnes de l’astral, le karma ne poursuit plus à l’individu. Il y a suspension temporaire du karma.

Alors, s’il peut y avoir suspension, cela veut dire que de l’autre côté il n’y a pas un purgatoire et un enfer comme le catholicisme le signale pour châtier aux hommes.

Et en vous disant cela, vous devez maintenant sûrement vous demander :


Comment ce fait-il qu’il existe une zone avec karma et une zone sans karma, alors que l’individu lui-même qu’il soit dans une zone ou dans l’autre a toujours toutes autant de dettes et des crédits karmiques ?


Et la réponse est parce que l’objectif du karma chez les humains est surtout un objectif pédagogique.

Avec le symbole de la roue, rien qu’en visualisant cette roue et en prononçant le mot, vous devriez pouvoir comprendre ce qu’est le karma.

Or la vie que les humains connaissent actuellement appartient au physique, l’évolution appartient au physique, l’être non né, celui que vous êtes en vérité, lui il n’a pas véritablement à évoluer, c’est la personnalité (celle qui est née), celle qui est dans le monde et donc dans le mouvement qui doit justement arriver jusqu’au point de retrouver sa partie divine.

Donc le karma appartient au physique, il se génère dans le physique et se déroule dans le physique. N’ayez donc pas peur dans l’au-delà de vous retrouver soit, avec les cornes d’un diable qui vous poursuit pour vous faire expier, ou au contraire avec les ailes toutes blanches et pétillantes d’un grand ange qui voudrait vous remercier d’avoir vécu si gentiment.

Rien de tout cela n’existe comme la religion l’imagine.

Le système de compensation, la balance de la vie se trouve dans le physique, dans le mouvement.


Qu’est-ce que donc le karma ?  Comment s’exerce-t-il ?

Et avec quelle dynamique ?


Parce que s’il y a une loi, il faut bien comprendre que cette loi est perpétuée par une énergie. Car aucune loi n’existe autre que par l’énergie, soit en provenance de l’esprit, soit en provenance de la hiérarchie.

Le karma est donc né à la suite des actions. Actions qui entrainent des réactions. Et c’est une loi tout à fait naturelle en fait.

Si vous voulez, Dieu à l’origine, le Créateur à l’origine, il ne s’est pas dit :

« Tiens, il est fort possible qu’un jour les hommes fassent du mal. Alors inventons quelque chose qui leur apprendre à aimer le bien. »

Non, cela ne s’est pas produit ainsi.

Cela est impossible que le karma ait été créé de cette manière puisque dans les zones où vous avez été préconçus en tant qu’âmes, la notion du bien comme la notion du mal n’existent pas du tout.

Ce qui crée le karma c’est tout simplement votre mère Nature et uniquement cela. Ce n’est pas un dieu, ce n’est pas une hiérarchie, ce n’est pas un maître. Absolument pas. Et c’est pour cela qu’il serait plus exact de séparer le karma (c’est-à-dire les dettes que l’on a à payer) du chemin des épreuves (c’est-à-dire la voie initiatique), car bien souvent les étudiants en ésotérisme confondent les deux.

Ils confondent les épreuves qui viendraient d’un karma et les épreuves qui sont tout simplement les épreuves du discernement, les épreuves de la patience, les épreuves de l’amour, les épreuves pour vous faire apprendre à devenir de plus en plus divins. Et ces épreuves-là sont initiatiques. Donc il ne faut pas confondre.

Le karma appartient à la Nature, à la Nature qui appartient au monde physique avec votre personnalité, et c’est pour autant la Nature qui s’occupe du karma.




Maintenant voyons la dynamique
et l’énergie du karma

Cette dynamique existe comme une sorte d’électricité en fait. Elle est à comparer avec de l’électricité et elle règne dans le corps éthérique de l’individu, et elle se mélange avec l’éthérique de la famille, avec l’éthérique de la nation, avec l’éthérique du monde entier.

Et c’est pour cela qu’à part le karma personnel, il y a aussi un karma familial, un karma national, etc. Parce que tous les éthériques des différents corps, des différentes substances se mélangent et se correspondent.

Ce qui fait que chaque fois qu’un individu fait quelque chose qui ne convient pas, mais que ne convient pas à quoi ?

Parce qu’on pourrait se demander en vertu de quoi le karma existe ?


Et pour répondre à cette question, vous devez savoir que la Terre a été produite et fabriquée en jouant sur certaines formules alchimiques, car l’alchimie est ce qui est à l’origine de toute l’élaboration de ce qui existe dans l’Univers. Évidemment je parle d’une alchimie supérieure, d’une alchimie cosmique, d’une alchimie divine, bien sûr.

C’est ça la connaissance en fait des mystères de la Création. Et c’est ça aussi la Loi.

Alors quand un individu va à l’encontre de cette alchimie cosmique, vibratoire, qu’elle correspond à un plan physique ou à un plan plus subtil du physique (qui est éthérique ou astral), si l’individu va à l’encontre de ces formules alchimiques divines, alors automatiquement il y a une réaction.

Et en fait le karma, cela n’est rien d’autre qu’un effet alchimique des vibrations, parce que tout est situé au niveau de la vibration, et c’est pour cela qu’aucun maître n’a besoin d’intervenir, ou pour vous châtier, ou pour vous bénir, parce que les correspondances vibratoires sont si omniprésentes et perpétuelles dans la substance de la Terre et dans votre substance à vous, que le simple fait d’émettre une pensée ou un acte, renvoi aussitôt un pareil.

Donc il n’y a pas quelque part un jugement divin, mais en réalité c’est un auto-jugement instantané ce qui se passe.




Maintenant que dire des karmas qui sont
à diffusion plus longue ?

C’est-à-dire les karmas qui se manifestent plus tard et même dans une future réincarnation, car s’il existe le karma instantané, et il existe aussi le karma différé. Pourquoi différé ?

He bien, en résumé, il y a quand même une hiérarchie d’êtres qui procèdent à votre évolution, parce qu’il faut bien comprendre que le but de la hiérarchie n’est pas de faire de vous des maîtres parfaits, le but de la hiérarchie ne pas de vous faire obéir. Absolument pas. Le but de la hiérarchie est de vous faire évoluer.

Bien que naturellement, arrivée à un certain stade d’évolution, la tendance est vers le bien, l’amour, et tout ce qui est positif. Alors naturellement les états de la hiérarchie tendent vers l’amour et le bien. Mais cela ne veut pas dire que coûte que coûte, ils veulent vous obliger à devenir comme cela.

Il y a d’abord l’évolution, la prise de conscience, la réflexion, les introspections.

Alors cette évolution elle doit donc considérer les différents stades, les différentes potentialités de l’individu selon son type d’incarnation, selon les vibrations qui le constituent, et en fait selon son thème natal. Et il faut aussi considérer aussi son époque, sa famille, etc.

Ce qui fait que les Seigneurs du Karma (puisqu’en fait il faut parler d’eux) ne sont pas les anges du châtiment. Non. Les Seigneurs du Karma sont une hiérarchie d’êtres cosmiques qui s’occupent de repartir et d’échelonner ces stades de réalisation du karma pour chaque individu.

Ce qui veut dire que par exemple pour un individu qui meurt avec sur ses épaules d’un lourd karma parce que cet individu est un criminel, mais il est un criminel plus par faiblesse que par méchanceté.

Alors les Seigneurs du Karma se disent :

« Nous voulons son évolution, pas le châtiment de cette personne. »

Et comme ils vont constater que cet individu n’est pas encore assez fort pour pouvoir subir son karma, alors ils vont dans son corps éthérique fermer temporairement les vibrations qui sont de ce karma négatif, pour lui permettre à cette personne de s’incarner une fois ou deux ou peut-être même quatre fois sans subir ce karma négatif, en attendant que l’individu se développe suffisamment, se fortifie et apprenne suffisamment pour être capable d’assumer son karma négatif, un jour dans une future incarnation.

Parce que comme le karma a pour bût de faire évoluer et enseigner, si l’individu ayant un karma négatif n’a pas la compréhension et la force juste pour essayer de comprendre que quand l’épreuve va venir, c’est pour le rendre plus fort et plus sage. Alors pour cette personne il lui sera complètement inutile d’avoir à expier ce châtiment karmique.

Ce sera un coup pour rien, un coup complètement nul. Tandis que si l’on attend que la personne soit devenue suffisamment forte et ait acquis quelque compréhension, et ensuite on lui envoie le karma. Alors à ce moment-là l’individu a acquis la suffisante lucidité pour se dire :

« Oui, je le reconnais et je le comprends, je le reçois et je n’accomplirais plus de tels actes. »


Donc le karma. Premier point est éducatif. Et deuxième point est propre aux lois de la Nature et se manifeste essentiellement dans le physique.





Maintenant, tous les individus sont à la recherche de savoir quel est leur propre karma. Ils voudraient savoir qu’est-ce qu’ils ont fait de mal, et qu’est-ce qu’ils ont fait de bien ?

Mais encore une fois attention !

Attention parce que dans votre vie, dans votre destinée se situent plusieurs forces. Dès que vous mourez, le karma qui est sur le plan éthérique de la planète et qui est dans la substance éthérique de la planète exactement comme une plaquette est dans la mémoire d’un ordinateur. Cette plaquette, cette donnée éthérique, va ressortir dans votre prochaine réincarnation.

Ce qui fait que l’individu ne peut jamais échapper de son karma, tant qu’il ne l’a pas expié. Parce que dès qu’il réincarne, alors toutes les données éthériques qu’il avait en partant de monde physique, reviennent et se recomposent sur lui (incluant les karmiques).

Et c’est pour cela qu’il faut vous attacher à travailler sur vous, car rien ne sert de recouler et de remettre à demain, parce que tout ce que vous ne faites pas dans cette vie, vous devrez le faire dans la prochaine vie, en plus de ce qui aura été prévu pour cette nouvelle vie.


Donc il y a plusieurs forces dans la destinée :


 1) Celle du karma.

 2) Mais aussi celle de la mission que vous avez sur la terre parce que chaque individu a une mission, un travail spécifique à effectuer quand il réincarne dans un groupe, ou auprès d’un humain, ou auprès d’un parrain, ou auprès d’un enfant, auprès de quoi que ce soit. Et aussi auprès d’une science pour ceux qui sont plus intelligents.

Donc il a une mission, et la mission dans ces épreuves est complètement à dissocier de celle du karma. Et dans ce cas-là il ne faut pas se demander : si votre travail est au même temps un karma ?

Absolument pas, car un travail est toujours une production positive.

 3) Et puis il y a aussi l’adversité qui existe dans le monde.

N’importe qui, qui descend à la terre se confronte à l’ignorance des autres, à l’incompréhension des autres, a la mauvaise volonté des autres, à la méchanceté des autres. Mais ça ce n’est pas un karma, c’est simplement les circonstances du niveau évolutif où vous vous trouvez actuellement.

Et naturellement il y a aussi tous ceux qui sont positifs, et ceux-là alors sont pour vous aider. Mais malheureusement dans le monde actuel il y a plus du premier que du deuxième.

 4) Et après la mission et l’adversité, il y a l’épreuve initiatique.

Et ça correspond à ce qui est prévu, ce que vous avez désiré véritablement apprendre en tant qu’initiation dans votre chemin d’évolution. Et ça c’est aussi complètement différent du karma.

Parce quelqu'un qui par exemple aurait toujours à se confronter au problème de la patience. Cette personne aura vite fait de conclure que c’est son karma si elle rencontre énormément des situations qui la mettent dans l’impatience et la colère.

Mais non !

À ce moment-là ce n’est plus un karma, c’est l’initiateur qui montre du doigt ce que l’individu doit apprendre à développer. Et dans ce cas, il s’agit d’apprendre la patience, d’apprendre la tempérance.

Donc il ne faut pas confondre ces quatre choses, et ne vous souciez jamais de votre karma.

Pourquoi ?

Parce qu’en lui-même le karma n’est pas grande chose. Et en disant ceci ne me mal interprétez pas, parce que certains en écoutant ceci vont alors considérer que ceux qui assassinent, que ceux qui volent, que ceux qui étranglent, finalement ils ne sont pas grande chose. Mais ce n’est pas ça ce que je veux dire.

La justice karmique existe et vous ne pouvez pas échapper d’elle, mais il faut considérer surtout que le monde est un terrain d’évolution et de manifestation. Et un jour ou l’autre chacun fait son horreur. Chaque personne n’y manque. Chacun de vous à un moment a produit son horreur et sa série d’horreurs.

La planète est là comme une école où les hommes viennent se débarrasser de leurs défauts, de leurs problèmes, de leur folie, et de leur ignorance. Donc il ne faut pas s’attendre à ce que l’organisation du monde, l’organisation humaine soit quelque chose d’harmonieux.

Il y a forcément une ressemblance en ce que font les hommes intérieurement, psychologiquement, mentalement, avec toute l’organisation extérieure qu’il y a dans le monde, que ce soit au niveau de la société, de la science, des arts, etc. N’importe quelle expression.

Et je dirais même qu’à la limite il vaut mieux un monde tel que vous le connaissez, aussi fou et aussi violent que vous le connaissez, qu’un monde tranquille où il ne se passerait rien.

Pourquoi ?

Parce que l’important c’est de vous faire évoluer, c’est de vous faire éveiller dans votre conscience.

Et vous-mêmes, vous percevez que pour bien éduquer à un enfant, il vaut mieux après tout qu’il se brule un peu au feu à fin qu’il comprenne que le feu brûle. Et sur la Terre c’est le même principe qui s’applique par rapport au système d’éducation qui éveille la conscience des humains.

Or bien sûr, nous préférerions que tous les humains apprennent de manière plus sage et intelligente, mais malheureusement beaucoup d’eux n’apprennent qu’en commettant des erreurs et en assumant les conséquences de ses erreurs.

Ce qui fait que pour nous, le but n’est pas de rendre la planète magnifique. Le but est de proposer chaque fois de plus en plus aux humains, des occasions de comprendre : que ce soit en se battant entre eux, que ce soit en se tapant la tête contre les murs, ou en devenant fou, ou en devenant maniaques, ou en devenant pécheurs. Il faut leur donner les occasions de comprendre.


Et pourquoi est-ce que je parle comme ça, alors que cela paraît très dur et presque inconvenant d’après les lois spirituelles ?

Je parle ainsi parce que c’est la vérité de l’organisation.


Et vous-même, avant que vous y soyez enfermés dans le corps, c’est-à-dire avant de vous réincarner. Vous avez convenu avec nous de cette nécessité, et vous avez acceptée la vie que vous avez maintenant. Et quand vous êtes là-bas dans le Ciel, vous voulez les choses les plus dures parce que vous savez que cela va vous aider énormément à évoluer, et c’est pour cela que des personnes ont des choses très difficiles à accomplir sur la planète.

Parce que vous, quand vous vous trouvez de l’autre côté, et examinant votre évolution avec le discernement de l’âme, les conditions de vie de la terre, les nécessités de l’évolution ne sont pas vécues horriblement comme l’imagine la personnalité. Le problème c’est que quand la personne réincarne, elle s’oublie de tout cela, et les éprouves lui paraissent un terrible châtiment.

Forcement la personnalité est comme un petit lézard. Elle voudrait arriver sur une planète ou le soleil brille, où il n’y a pas des problèmes, et où elle mène une existence très plaisante en cueillant les fleurs et en écoutant les oiseaux.

Mais non, la Terre ce n’est pas le monde de la facilité et de la stagnation. C’est le monde pour l’évolution. Parce qu’en plus tout ce qui stagne retourne à l’énergie primaire.

C’est-à-dire que si la hiérarchie décidait de vous laisser en paix et de ne plus vous forcer à évoluer en ne vous proposant plus, ni les épreuves, ni les initiations. Alors il ne se passerait pas longtemps avant que vous retourniez à la sauvagerie d’où vous avez commencé ce trajet.

Eh bien, bientôt vous n’arriveriez même plus à parler parce que la stagnation vous endormirait et c’est là toute la tragédie de l’âme : c’est le sommeil. Parce que ce qu’elle cherche c’est l’éveil.

Vous redeviendriez comme des animaux, et même sur le plan de votre conscience objective. Je ne parle pas sur un plan vibratoire, je vous parle de votre propre conscience, celle qui vous permet de vous diriger.

Donc la Terre est nécessairement un lieu d’épreuves, mais non pas au sens où le fouet s’abat toujours sur votre dos, mais dans le sens où c’est l’endroit où on essaye de vous instruire.

Et si vous n’aimez pas l’agressivité qu’il y a dans cette école, alors suivez l’exemple de vos compagnons humains qui se sont déjà libérés de ce chaos :

    -  Évitez faire du mal.
    -  Faites le bien.
    -  Et travaillez à accélérer votre évolution.

Et ainsi progressivement vous vous éloignerez de plus en plus de la folie où se trouve encore submergée le reste de l’humanité»

(Conférence du 21.06.86)






OBSERVATIONS

Je trouve que cette explication qu’a donnée Pastor aide beaucoup à mieux élucider ce qu’est le karma, et en particulier à le différencier de la mission ou missions qu’on a à accomplir sur la terre, de l’adversité de l’endroit et l’époque où l’on vit, et des épreuves initiatiques qu’on a à surpasser.

Et cette information que donne Pastor sur le fait que le karma négatif agit principalement dans le monde physique, et que temporairement il s’arrête pendant que la personne se trouve dans l’au-delà, entre les réincarnations, c’est quelque chose que très peu d’instructeurs savent.

Et ceci me montre que Pastor avait une connaissance très profonde sur ce thème, parce que moi, je sais cela uniquement parce que maître Kuthumi l’avait aussi précisé puisqu’il a écrit :


« Méchant, mais extrêmement méchant a dû être un individu pour qu'il ne dispose même pas d’une période de félicité après la mort. Tandis que tous ceux qui ne se sont pas laissé salir dans la boue du péché le plus irrémissible et dans la bestialité la plus profonde, ils vont à Devachan ("le Ciel").

Le mauvais karma qu'ils ont généré au cours de leur vie terrestre est pour le moment mis de côté pour les poursuivre ensuite dans leur future réincarnation. Entre-temps ils ne portent que leur karma positif produit par leurs bonnes actions, leurs paroles et leurs pensées. Et c’est seulement ensuite qu’ils devront payer pour leurs péchés, le veuillent ou non. Mais en attendant, ils sont récompensés en recevant les effets positifs produits par eux sur la terre»
(Lettre Mahatma 16, p.101)


Et ceci est logique puisque le Devachan est un endroit de repos et d’assimilation entre les réincarnations. Malheureusement les Lettres Mahatmas c’est un livre difficile à étudier que très peu de personnes ont lu avec assiduité, et c’est pour cela que la plupart des instructeurs ésotériques reprennent les fausses idées du catholicisme et ils enseignent erronément qu’après la mort les humains doivent se confronter avec leurs péchés, ce qui se produit uniquement dans les cas les plus extrêmes.







Puis dans une autre conférence, on lui a demandé à nouveau sur le karma, et Maître Pastor a répondu ceci :

« Comme je l’ai déjà dit, le karma est un moyen d’enseignement. Ce n’est pas une épée de Damoclès placée sur la tête de l’homme. La nature est le plus grand Maître. La nature, et toutes les lois de la nature sont la manifestation physique de votre Père. Vous voyez donc à quel point il est important de respecter sa chair, ses arbres, ses rivières. Toute la planète est sa manifestation, comme votre corps physique est la manifestation de votre vous-même.

Donc, les lois de la nature sont tout autant porteuses de la vibration du Logos planétaire que s’il était présent devant vous, mais à un degré vibratoire différent, puisqu’il s'agit d’une manifestation sur un plan physique.

Ce Logos réside d’ailleurs dans des endroits de la nature bien spécifiques. L'homme suffisamment évolué, suffisamment bon et grand, peut entrer en contact avec lui. Et lorsqu’il se montre, il ressemble à un de ces esprits que l’on pourrait confondre avec un esprit de la nature, parce que justement il se montre comme un enfant joueur.

Et c’est compréhensible qu’il se manifeste ainsi parce que le fonctionnement même de la nature est un jeu d’enfant. Tout est jeu, en fait dans l’univers. Il n’y a que les hommes qui ne rient pas.

Donc la nature étant le Maître le plus direct vis-à-vis de l’homme, selon ce que fait l’homme, cela va être enregistré dans la mémoire de la nature, et à un moment donné, la mémoire va ressortir face aux actes de l’homme, à la pensée de l’homme, et va lui retourner tout ce débit.

Et la zone où tout ceci va être engrangé n’est pas dans une quelconque couche du ciel, mais dans chaque cellule de l’homme. Étant donné que son corps physique est un élément de la nature, lorsque l’homme crée une pensée bonne ou mauvaise, lorsqu’il crée un acte bon ou mauvais, il soumet toutes ses cellules à effectuer ou à penser la chose et il codifie dans chacune des cellules ce qu’il a fait ou ce qu’il a pensé.

Et ainsi l’homme porte sa vie et porte son karma tout autant dans ses cellules, que dans les chakras et dans sa mémoire.

Certaines personnes qui ont mal vécu cette vie-ci ou des vies passées, regardez comme elles sont arasées, tout leur corps accuse le poids du problème, qu’il soit psychologique, qu’il soit un vice, ou qu’il soit une maladie.

Il faut donc, jusque dans la cellule physique, purifier le taux vibratoire. Parce que tant que vous n’avez pas un corps sain, vous ne pouvez pas espérer que votre âme fasse une véritable émergence. C’est impossible, parce qu’il y a confrontation.

Le code karmique est enregistré en premier lieu dans la cellule physique, puis il est envoyé ensuite dans le chakra, généralement le plexus solaire, puisque dans le plexus solaire est la mémoire présente et passée de l’individu. Et ensuite, cela est réparti selon la nature du problème dans le chakra qui correspond à la zone du problème.

Et c’est pour cela que, selon la maladie que vous avez, on peut tout de suite déterminer quel type de problème vous avez. Et tout trouve ensuite sa place. Si la chose peut être expérimentée et d’une certaine manière purgée et en bénéficier tout de suite, alors le karma est immédiat.

Mais si l’individu ne peut pas comprendre la leçon, en obtenir le bénéfice tout de suite, parce que plus tard il y aura un meilleur usage, alors la chose est comme stockée dans sa mémoire, et lorsqu’il meurt cette mémoire persiste. Puis, lorsque l’individu se réincarne, la mémoire retrouve son activité, redistribue l’activité des chakras et le code vibratoire de la cellule qui était dans l’autre vie.

Et ainsi, de vie en vie, des gens perpétuent leurs problèmes, retrouvent la même maladie, retrouvent le même bonheur, les mêmes chances, etc.

Le karma est donc une affaire d’enseignement et de mémoire qui agit à court ou à long terme selon l’utilité. Parce qu’étant donné qu’il est un enseignement, il ne veut pas faire payer à l’individu quelque chose de mal sur l’instant, comme le voudrait la justice humaine.

La nature considère avant tout l’avancement de l’individu, et en cela il y a justice, et non pas punition. Alors les Seigneurs du Karma savent en combien de vies ils doivent diffuser le karma.

Si par exemple, une personne qui mérite une infirmité, devait purger cette infirmité immédiatement, mais qu’elle ne soit pas assez grande et solide pour comprendre et grandir par cette infirmité, les Seigneurs du Karma suspendent pendant un certain temps ce karma, et laissent la personne s’incarner afin qu’elle développe quelques points de compréhension.

Et le jour où cette personne est suffisamment développée, où elle a une chance de comprendre, le karma revient sur elle.

Mais il y a plus de karmas immédiats que de karmas à long terme. Parce que les karmas qui sont différés, doivent correspondre aux karmas d’autres individus, et aux karmas de la nation.

Les hommes se font beaucoup de petits karmas qui n’ont rien à voir avec un karma plus collectif : comme sont les karma avec d’autres personnes, que ce soit les membres de la famille, les camarades de la profession, ou karma avec la nation ou la terre. Donc les petits karmas qui ne regardent que l’homme lui-même, sont expérimentés tout de suite, pratiquement le jour même. À l’homme de comprendre ou pas. Tandis que les autres peuvent être différés.

Mais quand on parle de karma, l’homme imagine des fatalités, bonnes ou mauvaises. Lorsque l’on pense au karma et que la chose est inébranlable, il y a forcément une notion de fatalité. Mais je ne veux pas que l’homme plie sous cette notion, parce que l’homme est libre. Non pas que vous alliez trouver un moyen de vous libérer ou d’escamoter un karma. Non.

L’homme disposant du libre arbitre, il doit affronter son karma pour se libérer de celui-ci. Par contre ce dont j’ai horreur et je me bats contre cette tendance, c’est contre la paresse humaine, liée de fatalité, qu’entretiennent les paresseux, les ignorants, ou les profiteurs.

L’homme doit être libre dans le sens où il se prend en charge, il fait face à son bon comme à son mauvais karma. Il n’attend pas en prière que le bon Dieu veuille lui enlever ceci, lui donner cela.

Un disciple, un Maître, n’agit pas de la sorte. Un disciple est face à Dieu, face à son Maître. Il le regarde droit dans les yeux, face à face, le dos bien droit, pas fier, mais sachant tel qu’il est, et il dialogue, il demande des conseils et il s’en va et il agit. »

(Conférence du 11.09.86)