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LIVRE D'EUGÈNE LÉVY : « MADAME ANNIE BESANT ET LA CRISE DE LA SOCIÉTÉ THÉOSOPHIQUE »



Eugène Lévy était un théosophe français qui, indigné par les mensonges et les abus commis par Annie Besant sous les ordres de Charles Leadbeater, écrivit le livre :

« Madame Annie Besant et la crise de la Société théosophique »

Publié en 1913 par Dussardier et P. Frank, Editeurs, 38 rue Ballu, Paris.

Plusieurs théosophes avaient déjà écrit des articles, des brochures et des lettres publiques dénonçant à Annie Besant et Charles Leadbeater, mais ceci s'agissait du premier livre abordant cette question, et d'autres ouvrages sur le même sujet allaient paraître dans les années qui suivirent.



TABLE DES MATIÈRES

Avant-Propos

Lettre de M. Edouard Schuré

Les Procédés de Mme Besant

     La Convention de 1912

     La Convention de 1911

     La question des Loges Suisses

     Le cas Cordes

     L’affaire Vollrath

     La suppression du Congrès de Gênes

     La suppression de la Section allemande

Le « Retour » du « Christ » de Mme Besant

     Première phase

     Deuxième phase

     Troisième phase

Les Causes profondes

     Certaines méthodes occultes

Conclusion

Memento




TEXTE

Avant-Propos

Je remercie mon illustre compatriote, M. Edouard Schuré, de m’avoir autorisé à reproduire la lettre qu’on lira plus loin.

M. Schuré a enrichi de leurs plus purs joyaux la littérature et la vie spirituelle de la France contemporaine. Bien au delà de nos frontières, des âmes infiniment nombreuses alimentent leur vie intérieure aux sources vivifiantes de sa parole inspirée.

Au moment où ma conception du devoir m’enjoignait avec une inflexible autorité de dénoncer par un cri d’alarme l’heure terrible que traverse la Société Théosophique, la lettre de M. Schuré est venue me démontrer que les mêmes faits inspiraient à ce grand écrivain les mêmes rancœurs et les mêmes appréhensions. En une langue noble et belle qui exprime avec éloquence l’élévation de ses vues et la générosité de ses mobiles, le génie intuitif d’Edouard Schuré entraîne notre sentiment du Vrai à une conviction identique à celle qui résulte de l'étude des documents coordonnés dans cette brochure par un effort de logique rigoureusement impartiale.

Cette parfaite concordance de nos conclusions m’a causé une satisfaction profonde. Pour comprendre l'appui qu’elle m’a prodigué, il faudrait deviner l’immense chagrin que m’ont causé, à mesure que je les écrivais, ces pages si accablantes pour Mme Besant.

Je sais mieux que personne — et par moi-même — tout le bien qu’ont fait les premiers livres de Mme Besant. Et ses erreurs actuelles, ses actes infiniment regrettables n’effacent pas en moi le souvenir de son très grand mérite. Au contraire, ce souvenir luUmême a contribué à me soutenir pendant que je remplissais ma tâche pénible. Car j’estime qu’en essayant d’enrayer la propagation du mal qu’elle fait actuellement, je lui témoigne la reconnaissance la plus efficace, celle qui diminue le poids de ses responsabilités karmiques. Les théosophes me comprendront. Ils comprendront aussi que ceux-là la desservent qu’une loyauté aveugle retient à ses côtés.

Une autre pensée encore m’a soutenu et encouragé, Pour tous ceux qui savent distinguer l’essentiel de l’accessoire, la question du « Retour du Christ » est la plus considérable sans doute de toutes celles qui solliciteront l’intérêt de l’humanité contemporaine et future. Elle ne préoccupe encore que peu d’esprits à notre époque.

Mais ceux qui l'ont étudiée savent qu’elle est destinée à remuer l’âme humaine comme l’une des vagues de fond les plus irrésistibles qui l’aient jamais soulevée. Et l’intérêt m’a semblé pressant d’élucider dès à présent l’équivoque funeste qui déjà règne dans ce domaine, d’autant plus que les affirmations erronées de Mme Besant ont provoqué de toutes parts l’idée injustifiée d’une incompatibilité entre le Christianisme et la Théosophie. A Paris, trois conférences faites à l’Institut Catholique ont défendu ce point de vue.

L’une d’elles avait pour titre: « Combattre les Théosophes est un devoir religieux ». D’autre part, un article important paru récemment dans le « Church Times » de Londres, l’un des organes religieux les plus répandus, concluait en disant « le jour où l’on accepte la Théosophie, on renonce au Christ ». Il faut avouer qu’un examen approfondi des assertions de Mme Besant impose cette opinion à tout esprit logique. Mais les erreurs de Mme Besant ne sauraient être imputées à la Théosophie.

Les pages consacrées ici-même au « Retour » du « Christ » de Mme Besant montreront que ce message n’a aucun rapport avec les enseignements théosophiques. Elles sont trop brèves cependant pour tenter même d’ébaucher l’argumentation serrée, irrésistible, souveraine qui aboutit, dans la Théosophie enseignée par le Dr. Rudolf Steiner, à la glorification la plus décisive du Christ, et avi contraint la pensée la plus rigoureuse à admettre son rôle prépondérant, son rôle central et unique dans l'Evolution de l'Humanité, Pour Vauteur de cette brochure il est, dans tous les cas, un fait certain.

L'enseignement du Dr. Steiner l'a obligé à se prosterner, de tout son cœur, de toute son intelligence, devant le Christ, quoi qu'il fût étranger au Christianisme à la fois par sa naissance et par son passé philosophique et théosophîque. Et ce Christ est bien celui des Evangiles, intégralembnt et scrupuleusement respectés. Il ne saurait donc être question un seul instant d'un antagonisme entre le Christianisme et la Théosophie proprement dite, bien au contraire. Et tout esprit sincère sera toujours à même de s'en convaincre. 

Ceux qui désirent préserver la Théosophie de tout ce qui tend à la compromettre approuveront l'initiative que j'ai prise ici, et me pardonneront de n'avoir reculé devant aucune clarté, aussi pénible fût-elle; de n'avoir eu d'égards pour aucune erreur, quelqu'en fût l'auteur, de ne m'etre incline enfin que devant la Vérité des documents et des faits, et devant les interprétations du bon sens. J'ai recherché le suffrage des seuls esprits n'espérant rien que la Vérité.

Eugène Lévy. 




Chapitres

·       Édourd Schuré explique pourquoi il a démissionné de la Société Théosophique

·       L'adversité d'Annie Besant contre Rudolf Steiner

·       Le Jésus historique contre le Jésus décrit par Leadbeater et Besant

·       Leadbeater y Besant sont dénoncés por Eugène Lévy







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