J’ai arrêté temporairement ce blog parce que je suis en train de transcrire
les conférences de Pastor, que vous pouvez lire dans cette page :

www.omniaetpastor.blogspot.com

LA JUSTICE DIVINE DURANT LA VIE et APRÈS LA MORT



Ici, je mets ce que dit Blavatsky sur le sujet dans son livre La Clef de Théosophie dans le chapitre De la Récompense et de la Punition de l'Ego. Remarque, par Ego elle se réfère à l’être interne qui réincarne (notre vrai Moi) et non à la partie névrotique de la personnalité. Pour donner une analogie, imaginez que l’Ego est l’acteur et la personnalité est le personnage qu’il interprète pendant son séjour sur Terre.

Je vous ai entendu dire que l'Ego, qu'elle qu'ait pu être la vie sur terre de la personnalité dans laquelle il s'est incarné, ne subit jamais de punition après la mort.

Jamais, sauf dans des cas très exceptionnels et très rares dont nous ne parlerons pas ici, puisque la nature de cette « punition » ne ressemble en rien à vos conceptions théologiques de la damnation.


Mais si c'est l'Ego qui est puni dans cette vie des fautes commises dans une vie antérieure, c'est lui aussi qui devrait être récompensé, que ce soit ici-bas ou une fois désincarné.

II en est effectivement ainsi. Si nous n'admettons pas de punition ailleurs que sur cette Terre, c'est parce que le Soi Spirituel ne connaît pas d'autre état dans l'au-delà que celui d'une béatitude sans mélange.


Que voulez-vous dire ?

Tout simplement ceci : les crimes et les péchés commis sur un plan d'objectivité et dans un monde de matière ne peuvent être punis dans un monde de pure subjectivité.

[Les crimes et les péchés se payent dans le monde physique, que ce soit dans cette vie ou dans la prochaine réincarnation. C’est pour cela que tous ceux qui ne se sont pas laissé fondre dans la boue du péché irrémissible et de la bestialité vont à Devachan (« le ciel »). Le mauvais karma qu'ils ont généré au cours de leur vie terrestre est mis de côté pour l'instant. Ce karma le suivra plus tard dans sa future réincarnation. Ils emportent seulement avec eux à Devachan, le karma positif de ses bonnes actions, paroles et pensées. Plus tard, ils devront payer pour leurs péchés qu'ils le veuillent ou non. Pour le moment, ils sont récompensés pour leur altruisme et ses efforts pour se développer au cours de leur vie terrestre. (Lettre Mahatma 16, p100-103)]

Nous ne croyons pas à un enfer, ni à un paradis, considérés comme des localités, ni à des flammes qui brûlent et des vers qui rongent, comme des réalités objectives qui durent à jamais, ni à des Jérusalem dont les rues sont pavées de saphirs et de diamants. Par contre, nous croyons à un état post mortem, ou à une condition mentale après la mort, semblable à ce que nous vivons quand nous sommes dans un rêve d'une grande intensité. Nous croyons à une loi immuable d'Amour, de Justice et de Miséricorde absolus. Et, avec cette conviction, nous disons :

Quel qu'ait été le péché et quels que soient les terribles résultats de la transgression karmique originelle des Egos actuellement incarnés, nul homme (si nous appelons ainsi la forme extérieure, matérielle et périodique, de l'Entité Spirituelle) ne peut, en toute justice, être considéré comme responsable des conséquences de sa naissance. Il ne demande pas à naître et il ne peut pas choisir les parents qui lui donneront la vie. Sous tous les rapports, il est victime de son milieu, l'enfant de circonstances sur lesquelles il n'a point de pouvoir. Et si l'on examinait impartialement chacune de ses fautes, on trouverait neuf fois sur dix qu'il fut celui contre qui le péché a été commis, plutôt que le pécheur lui-même.

La vie n'est guère mieux qu'une pièce de théâtre d'où tout sentiment est exclu, une mer orageuse à traverser, un lourd fardeau souvent trop difficile à porter. Les plus grands philosophes ont essayé en vain de la sonder et d'en découvrir les explications dernières, mais tous ont échoué à l'exception de ceux qui en détenaient la clef, à savoir les sages de l'Orient. La vie, comme le dit Shakespeare :

« N’est qu'une ombre errante, semblable à un pauvre comédien
Qui s'enfle d'orgueil et s'agite sur la scène
L'espace d'une heure, pour rentrer ensuite à tout jamais
Dans le silence. C'est une fable
Contée par un idiot, pleine de tumulte et de fureur
Et qui ne signifie rien »

Elle ne signifie rien si on l'envisage par fragments séparés, mais elle est de la plus grande importance dans son aspect collectif, embrassant l'ensemble des existences successives. En tout cas, chaque vie individuelle, considérée dans son plein développement est presque toujours un chagrin. Faudrait-il croire que le sort de l'homme malheureux et impuissant, soit d'être livré à une sempiternelle damnation ou même à un châtiment temporaire, après avoir été ballotté comme un tronc d'arbre pourri sur les flots déchaînés de la vie, s'il s'est montré trop faible pour y résister ?

Jamais ! Qu'il s'agisse d'un pécheur ordinaire ou d'un grand pécheur, d'un être bon ou mauvais, coupable ou innocent, une fois qu'il est délivré du fardeau de la vie physique, le Manu ( l'Ego pensant) fatigué et épuisé, a gagné le droit à une période de repos et de béatitude absolus.

La même Loi, infailliblement sage et juste, plutôt que miséricordieuse, qui inflige à l'Ego incarné la punition karmique de tous les péchés commis pendant la vie précédente sur Terre, a prévu pour l'Entité, maintenant dépouillée du corps, une longue période de repos mental, c'est-à-dire d'oubli complet de tous les tristes événements et même, jusqu'à la moindre pensée douloureuse qui se produisirent du vivant de sa dernière personnalité, en ne laissant dans la mémoire de l'âme que le souvenir de ce qui fut félicité ou de ce qui conduisit au bonheur.

Plotin [philosophe grec néoplatonicien] en disant que notre corps était le véritable fleuve du Léthé [un des fleuves le royaume d'Hadès (le monde des morts), nommé « fleuve de l'Oubli »], parce que les âmes qui s'y plongent oublient tout, voulait exprimer plus que le simple sens des mots. Car, si notre corps terrestre est ici-bas, comme le Léthé, notre corps céleste en Devachan l'est également, et même bien davantage.


Dois-je entendre alors qu'il est permis à l'assassin, au transgresseur de toute loi humaine et divine, d'échapper à la punition ?

Qui a jamais dit cela ?  La doctrine qu'enseigne notre philosophie à l'égard de la punition est aussi sévère que celle du calviniste le plus intransigeant, mais infiniment plus philosophique et conforme à la justice absolue. Nulle action ne restera impunie, pas même la moindre pensée coupable. Cette dernière est même punie plus sévèrement que la première, car une pensée est en puissance, bien plus prometteuse de mauvais résultats que ne l'est même une action. Nous croyons dans le Karma, cette loi infaillible de Rétribution qui se manifeste par un enchaînement naturel des causes et de leurs résultats inévitables.


Mais où et comment cette loi agit-elle ?

Tout ouvrier est digne de son salaire, dit la Sagesse dans l'Évangile. Toute action bonne ou mauvaise est une mère féconde, dit également la Sagesse des Âges. Rapprochez ces deux vérités et vous trouverez le « pourquoi ». Après avoir accordé à l'Âme, soustraite aux douleurs de la vie personnelle, une compensation suffisante et même, cent fois plus que suffisante. Karma avec son armée de skandhas, monte la garde sur le seuil du Devachan d'où l'Ego va ré-émerger, pour assumer une nouvelle incarnation. C'est à ce moment que la destinée future de l'Ego, maintenant reposé, oscille dans la balance d'une juste Rétribution, car il retombe maintenant sous la coupe de la loi karmique en action.

C'est dans cette renaissance qui est prête pour lui, renaissance choisie et préparée par cette Loi mystérieuse, inexorable et pourtant infaillible dans l'équité et la sagesse de ses décrets que les péchés de la vie précédente de l'Ego seront punis. Cependant, l'Ego n'est jeté dans aucun enfer imaginaire, avec flammes théâtrales et diables ridicules munis d'une queue et d'une paire de cornes, mais tout bonnement sur cette terre, sur le plan et les lieux de ses péchés, où il devra expier toute pensée et toute action mauvaises. Ce qu'il a semé, il le moissonnera. La réincarnation rassemblera autour de lui tous les autres Ego que la personnalité passée a fait souffrir, directement ou indirectement, ou même par son intermédiaire inconscient. C'est Némésis qui les lancera sur le chemin de l'homme nouveau, qui cache l'ancien, l'Ego éternel, et...


Mais où est l'équité dont vous parlez, puisque ces personnalités nouvelles ignorent également qu'elles ont péché, ou qu'elles ont souffert à cause des péchés des autres ?

Peut-on dire d'un habit volé qu'il est bien traité, lorsque son propriétaire le déchire en voulant l'arracher au voleur sur lequel il le reconnaît ?

La nouvelle personnalité n'est rien d'autre qu'un habit neuf, avec ses caractéristiques spécifiques de couleur, forme et qualités, bien que l'homme réel qui le porte soit le coupable de jadis. C'est l'individualité qui souffre par l'intermédiaire de sa personnalité. C'est cela, et cela seulement qui peut expliquer la terrible injustice qu'on remarque dans la distribution du destin qui échoit aux hommes, encore que cette injustice soit seulement apparente.

Lorsque vos philosophes modernes auront réussi à nous montrer une bonne raison nous expliquant pourquoi tant d'hommes bons et apparemment innocents, ne voient le jour que pour souffrir toute leur vie, pourquoi tant de malheureux naissent dans la pauvreté pour finir par mourir de faim dans les quartiers sordides des grandes cités, abandonnés également par le destin et par les hommes, pourquoi les uns viennent au monde dans des taudis, tandis que les autres ouvrent les yeux à la lumière dans des palais, pourquoi une naissance noble et une grande fortune semblent souvent données aux pires des hommes et rarement à ceux qui en sont dignes, pourquoi il y a des mendiants dont le Soi intérieur est l'égal de celui des plus élevés et des plus nobles de tous les hommes, lorsque vos philosophes et vos théologiens pourront expliquer toutes ces choses, et bien d'autres encore, alors seulement, mais pas avant, vous aurez le droit de rejeter la théorie de la réincarnation.

Les plus grands et les plus inspirés des poètes ont eu souvent comme une intuition de cette vérité des vérités. Shelley a cru en elle, et Shakespeare a dû y penser en écrivant ses vers sur l'insignifiance de la naissance. Rappelez-vous ses paroles :

« Pourquoi ma naissance retiendrait-elle mon esprit qui s'exalte ?
La moindre créature n'est-elle pas soumise au temps ?
II est, de par le monde des légions de mendiants,
Qui par leurs origines, sont descendants de rois.
Et l'on voit, aujourd'hui, maint monarque dont le père
Fut la canaille de son temps... »

Remplacez le mot « père » par « Ego » et vous aurez la vérité.

POURQUOI NE NOUS SOUVENONS PAS DE NOS VIES PASSÉES ?



Blavatsky dans son livre La Clef de la Théosophie y répond :

Vous m'avez donné un aperçu général des sept principes. Comment permettent-ils d'expliquer que nous n'ayons aucun souvenir d'avoir vécu auparavant ?

D'une façon très simple. Les « principes » que nous [les occultistes] appelons inférieurs, et dont la science ne nie aucun, bien qu'elle leur donne d'autres noms. À savoir : le corps [physique], la vie [qui l’anime], les instincts passionnels et animaux, ainsi que l'eidôlon astral de chaque homme (qu'il soit perçu par la pensée ou par l'œil de notre mental, ou qu'il ait une apparence objective, distincte du corps physique) ; ces principes sont ainsi désignés [dans la théosophie originelle] : sthûla sharîra, linga sharîra, prâna et kâma-rûpa [ses noms respectifs en sanskrit].

Pour le rendre plus clair, l'homme est constitué de sept principes, un corps physique et six enveloppes subtiles, les quatre principes plus denses sont appelés inférieurs, parce que contrairement aux trois principes supérieurs, ils ne sont pas permanents, mais se renouvèlent à chaque réincarnation.


[Alors, ses quatre principes inférieurs] se désintègrent après la mort avec les éléments qui les composent, et la mémoire disparaît en même temps que son cerveau. Cette mémoire évanouie d'une personnalité disparue ne peut donc se souvenir de rien, ni enregistrer quoi que ce soit dans la réincarnation suivante de l'Ego, [puisque la mémoire a été détruite avec son instrument le cerveau]. (Mais avant de mourir, le cerveau a projeté toutes les informations à l’Ego, c’est- à-dire l’être intérieur, je le détaille dans Est-il vrai qu’au moment de mourir, on voit passer toute notre vie?)

La réincarnation veut dire que l'Ego sera pourvu d'un corps nouveau, d'un cerveau nouveau et d'une mémoire nouvelle. Il serait donc aussi absurde de s'attendre à ce que cette mémoire nouvelle se souvienne de ce qu'elle n'a jamais enregistré que d'examiner au microscope la chemise qu'un assassin n'a jamais portée, pour y chercher les taches de sang qui ne se trouvent que sur des vêtements qui ont été les siens. Ce n'est pas la chemise propre qu'il faut inspecter, mais bien les habits portés au moment où le crime a été commis ; cependant, si ceux-ci ont été brûlés ou détruits, comment faire pour les retrouver ?

Pour donner une analogie moderne, c'est comme si vous changiez d'ordinateur et vous vous demandiez pourquoi le nouvel ordinateur ne se souvient pas de ce que vous avez fait et travaillé dans l'ancien ordinateur ?  La réponse c’est parce que le nouvel ordinateur contient un nouveau disque dur qui a commencé à fonctionner seulement après avoir changé de machine et donc ne contiennent pas les informations qui étaient stockées sur le disque dur de l'ancien ordinateur.


Oui, mais alors comment pouvez-vous acquérir la certitude que le crime a jamais été commis, ou que « l'homme à la chemise propre » a vécu auparavant ?

Ce ne sera certainement pas par des procédés physiques, ni en comptant sur le témoignage de ce qui n'existe plus. Mais il y a ce qu'on appelle les preuves indirectes, qui ont une valeur puisque nos lois, dans leur prudence, les acceptent, peut-être même plus souvent qu'elles ne le devraient. Pour se convaincre de la réalité de la réincarnation et des vies passées, ce n'est pas avec sa mémoire passagère que l'individu doit se mettre en rapport, mais avec son Ego réel et permanent.

Au moment de réincarner, la conscience plonge dans la matière, ce qui limite sa perception au monde physique et limite son souvenir à ce qu’enregistre son nouveau cerveau. Pour pouvoir accéder aux informations de ses précédentes réincarnations, il est nécessaire que l’homme s’élève à des niveaux vibratoires de conscience que l'homme actuellement ne contrôle pas encore, mais progressivement il le fera, au fur qu’il avance dans son évolution.


Mais comment les gens peuvent-ils croire à ce qu'ils ne connaissent pas et n'ont jamais vu, et qui plus est, avec quoi ils ne sont jamais entrés en rapport ?

Si des hommes et des plus instruits, croient à la pesanteur, à l'éther, à la force, à toutes les autres abstractions et « hypothèses de travail » de la science, sans les avoir jamais touchées, senties, vues, entendues, ni goûtées. Alors, pourquoi d'autres personnes ne pourraient-elles pas croire, selon le même principe, à leur Ego permanent qui est une « hypothèse de travail » beaucoup plus logique et importante que n'importe quelle autre ?


Mais, en définitive, qu'est-ce que ce mystérieux principe éternel ?
Pouvez-vous en expliquer la nature, afin de le rendre intelligible à tous ?

C'est l'Ego qui se réincarne, le « Moi » individuel et immortel, et non le « Moi » personnel. En un mot, c'est le véhicule de la MONADE Âtma-Buddhique, ce qui est récompensé en Devachan et puni sur la Terre. Enfin, c'est ce à quoi se rattache le reflet seulement des skandhas ou attributs de chaque incarnation.

(Devachan est la région subtile où les humains reposent entre deux réincarnations, c’est l’équivalent au paradis dans le christianisme.)


Comment se fait-il alors que l'homme réel ou Spirituel n'imprime pas cette connaissance dans son nouveau « Moi » personnel ?

Comment se fait-il que des servantes dans une pauvre ferme aient pu parler hébreu et jouer du violon quand elles étaient en transe ou dans un état somnambulique, alors qu'elles n'avaient rien appris de pareil dans leur condition normale ?  Parce que, comme vous le dirait tout psychologue authentique de l'ancienne école, non de votre école moderne : l'Ego Spirituel ne peut agir que lorsque l'Ego personnel est paralysé. Le « Moi » Spirituel de l'homme est omniscient et possède toute connaissance innée en lui, tandis que le soi personnel est la créature de son environnement et l'esclave de la mémoire physique. Si le premier pouvait se manifester sans interruption et sans entraves, il n'y aurait plus d'hommes sur la terre : nous serions tous des dieux. (Voir Comment fonctionnent les pouvoirs des Maîtres ?)


II devrait toutefois y avoir des exceptions et certaines personnes devraient se souvenir de leurs vies passées.

Et en effet, certaines s'en souviennent. Mais qui croit à ce qu'elles disent ?  Le matérialisme moderne considère de tels sensitifs comme autant d'hystériques hallucinés, d'enthousiastes détraqués ou de charlatans. Mais les gens feraient bien de lire les ouvrages qui ont été écrits sur ce sujet, principalement Réincarnation A Story of Forgotten Truth par E.D. Walker, membre de la S.T., ils y découvriraient toute la masse de preuves que verse cet auteur compétent au dossier de cette question controversée. Si vous parlez de l'âme aux gens, certains vous demanderont :

« Mais qu'est-ce que l'âme ? »
« Avez-vous jamais prouvé son existence ? »

Bien sûr, il est mutile de discuter avec les matérialistes, cependant, même à eux, je voudrais poser la question :

« Pouvez-vous vous rappeler ce que vous étiez ou ce que vous faisiez, quand vous aviez l'âge d'un bébé ?  Avez-vous conservé le moindre souvenir de votre vie, de vos pensées, de vos actions ou de quoi que ce soit de ce que vous avez vécu pendant les dix-huit premiers mois ou les deux premières années de votre existence ?  Pourquoi donc ne niez-vous pas, au nom du même principe, avoir jamais vécu comme des bébés ?  »

Par ailleurs, si nous ajoutons à tout cela que l'Ego qui se réincarne (ou l'individualité) ne conserve pendant la période du Devachan que l'essence de l'expérience de sa vie antérieure sur la terre (c'est-à-dire celle de la personnalité), l'expérience physique tout entière se trouvant réduite à un état de réalités potentielles ou étant traduite, pour ainsi dire, en formules spirituelles. (Voir renaissance, développement et mort dans le Devachan)

Et si, de plus, nous n'oublions pas que le temps qui s'écoule entre deux renaissances correspond (selon ce qui est dit) à une durée de dix à quinze siècles, pendant lesquels la conscience physique est entièrement et absolument inactive, puisqu'elle n'a pas d'organes pour agir et par conséquent n'a pas d'existence, il devient parfaitement clair qu'il ne peut y avoir aucun souvenir d'existence passée dans la mémoire purement physique.


Vous venez de dire [cependant] que L'EGO SPIRITUEL est omniscient. Que devient alors cette omniscience dont vous faites tant de cas, pendant ce que vous appelez la vie en Devachan ?

Pendant ce laps de temps, elle est latente et potentielle, avant tout, parce que l'Ego Spirituel (le composé de Buddhi-Manas) n'est pas le Soi Supérieur qui étant un avec l'Âme Universelle (ou le Mental Universel) est seul omniscient. Ensuite, parce que le Devachan est le prolongement idéalisé de la vie terrestre qui vient de se terminer, une période d'ajustement rétributif et une récompense pour tous les torts et pour toutes les souffrances immérités subis dans cette vie particulière.

L'Ego Spirituel n'est omniscient que potentiellement en Devachan, c'est exclusivement en Nirvana qu'il le devient de facto, en s'immergeant dans l'Âme-Mental Universelle. Néanmoins, l'Ego redevient quasi-omniscient pendant les heures de la vie terrestre où certaines conditions anormales et certaines modifications physiologiques du corps le dégagent des entraves de la matière, comme par exemple, dans le cas déjà cité de ces somnambules : une pauvre servante qui parle hébreu et une autre qui joue du violon.

Cela ne veut pas dire que les explications que la médecine donne de ces deux cas ne contiennent rien de vrai. Une de ces jeunes filles avait, en effet, quelques années auparavant, entendu son maître, un pasteur, lire à haute voix des textes hébraïques et l'autre avait entendu un artiste jouer du violon à la ferme. Mais ni l'une ni l'autre n'auraient pu accomplir aussi parfaitement ce qu'elles ont fait, si elles n'avaient été animées par CELA qui est omniscient, en vertu de l'identité de sa nature avec le Mental Universel. Dans l'un de ces deux cas, le principe supérieur a agi sur les skandhas et les a mis en mouvement. Dans l'autre, la personnalité étant paralysée, l'individualité s'est elle-même manifestée. Veuillez bien ne pas confondre les deux.

(Remarque : J’ai enlevé la partie qui traite sur les skandhas parce que c’est un thème plus avancé qui peut embrouiller l'explication.)

POURQUOI LES MŒURS SE DÉGRADENT MONDIALEMENT ?



De tout le temps, il y a eu de la débauche dans l’humanité. D’ailleurs, quelque chose qui caractérise les civilisations, est qu’après une période d’auge, vient une période de déclin où la culture, la morale et l'éthique se détériorent. Parmi les exemples historiques les plus célèbres il y a la décadence de l'Empire romain, ou les villes de Sodome et Gomorrhe. Cependant, dans toute l'histoire, on n'avait jamais vu se générer la décadence dans de telles proportions. Le manque de moral se voit dans toute la planète à des niveaux alarmants. Les valeurs traditionnelles s'effondrent, la criminalité, la corruption, le manque de respect s’imposent dans le monde entier comme jamais auparavant.

Est-ce le signe de l’avènement de l’Apocalypse comme certains groupes religieux extrémistes le proclament ?

Comme toujours, derrière les événements mondiaux, il y a des raisons occultes. Dans ce cas-ci, il s’agit de la transition vers une nouvelle ère de luminosité et de développement qui attend à l'humanité. Mais cette transition ne peut se faire sans d'abord se débarrasser de tout ce qui fait obstacle au surgissement de ce nouveau cycle d’épanouissement de la conscience.

Est-il possible que les principes moraux et éthiques soient un obstacle ?

Les principes NON, mais la forme dogmatique et fermée comme ils ont fini par être interprétés OUI.

Par exemple, dans le Moyen-Orient, le Coran dit qu’il ne faut pas tomber dans les dépravations (ce que disent toutes les religions). Mais certains groupes qui ont une forme de penser très fermée ont conclu que la beauté féminine était la cause de cette tentation, obligeant les femmes à se couvrir complètement, sans comprendre que c’est à l'homme d'apprendre à contrôler ses pulsions, sa nature animale.


Je vous donne un exemple extrême, mais le monde entier est ainsi plein d'idées fausses, de dogmatisme et de fanatisme qu’il faut d’abord balayer pour que la fameuse nouvelle Âge du Verseau puisse venir.

C’est pourquoi à l’heure actuelle, le travail le plus important pour la Hiérarchie qui guide le développement des êtres humains, celui qui réclame et monopolise le plus d’énergie aux Maitres, c’est celui de la libération de la pensée et la libération de l’âme, parce qu’une nouvelle ère de luminosité ne peut pas arriver dans une humanité où la pensée est chargée de croyances, de dogmes, d’interdits, de problèmes affectifs, de traumatismes, etc.

Changer la pensée chez les hommes, veut dire aussi changer leur société, nouvel homme, nouveau monde, nouvelle société. Tout doit être changé, et à l’heure actuelle, je vous le dis, ce qui réclame et concentre le plus nos énergies c’est la libération de la pensée, la libération de l’âme, parce que pour faire descendre la Lumière divine, il faut que les pensées soient pures. C’est une évidence. Pour que la coupe reçoive le ciel il faut qu’elle soit vide, heureuse d’être vide et en attente. Il en est de même pour l’esprit. Pour que l’esprit universel descende il faut que les humains aient un esprit plus pur.

Notre action se situe à tous les niveaux et pas simplement au niveau spirituel. Cela veut dire que l’égrégore dont je vous ai parlé tout à l’heure (voir Comment la Hiérarchie guide l’humanité ?), travaille notamment à la libération des mœurs. Ce qui ne veut pas dire que la forme dirige les gens à aller dans une débauche sexuelle de plus en plus grande, ou qu’elle pousse l’enfant à répondre et à bafouer ses parents, ou qu’elle pousse les mères et les pères à ne plus avoir de responsabilité maternelle et paternelle.

Le problème est que l’homme n’étant pas encore suffisamment évolué, il interprète l’inspiration de manière inadéquate, tombant dans des déséquilibres, allant à l’extrême contraire.

Regardez ce qu’ils ont fait avec l’inspiration donnée par Jésus, ils en ont fait ce qu’ils ont voulu. Alors que Jésus avait prêché la fraternité en disant « aimez-vous les uns les autres » (Jean 13:34). Qu’ont fait les hommes ? Au nom du christianisme, ils sont allés tuer des hommes dans d’autres continents pour s’enrichir, pour s’engraisser d’or. Alors, Jésus tue lui-même son église, mais il ne tue pas l’essence Christique. Il tue le mur de mensonges, mais il ne tue pas ses justes.

Il en est de même pour toutes les inspirations. Ce que les hommes ont été capables de faire avec la parole de Jésus, ils le font aussi avec l’inspiration venue de la forme dont je vous ai parlé. Et lorsque cette forme leur dit :

« Essayez d’envisager la liberté affective. Vous aimez un être, dites-le lui. Ne pensez pas qu’il est homme ou qu’elle est femme, qu’il y a une moralité restrictive qu’interdit de l’exprimer. Découvrez la fraternité. Osez dire “amour” à quelqu’un qui n’est que votre frère et voyez cette personne sous l’angle de la fraternité. »


Mais quand les individus reçoivent l’inspiration et qu’ils ne sont pas tout à fait prêts parce qu’ils n’ont pas réussi à régler certains de leurs problèmes sur un plan psychologique ou sur un plan physique, ils vivent l’inspiration sur un plan très profane, et la personne qui était inspirée pour découvrir la fraternité en chacun de vous, lorsqu’elle échoue, elle se débauche tout simplement. Il en va de même pour toutes les inspirations.

C’est pour cela que toutes les inspirations, un jour, sont dénaturées. Mais qu’importe, il faut bien qu’elles soient envoyées. Il n’y a pas d’autre moyen pour faire évoluer. Lorsqu’une inspiration est envoyée, si mille personnes la reçoivent et six cents ou huit cents la dénaturent, le nombre qui reste fait le bien et fait le juste. Ceux qui font le contraire de ce qui est juste et bon à propos de l’inspiration, concluront eux-mêmes, à la fin, que ce n’était pas bien et qu’il fallait voir la chose sous un autre angle.

La vie est initiatique et l’homme est libre de prendre l’initiation ou pas. C’est pour cela que vous pouvez faire de l’inspiration ce que vous voulez. L’initiation n’appartient qu’à vous, et vous pouvez vous initier dans le sens du bien comme dans le sens du mal. C’est pour cela que les mages noirs existent.

Sinon comment pourraient-ils exister ?  Je vous le demande.

Comment la lumière, puisqu’elle est divine, la puissance, puisqu’elle est énergie divine, pourrait-elle accepter d’être utilisée pour le mal, pour aller ensorceler quelqu’un ou aller tuer des millions d’hommes ?

C’est parce que la lumière est la lumière.

N’est-il pas dit que l’homme est Roi et qu’il devra diriger tout ce qui existe quand il en soit capable ?

De la même manière que l’homme peut faire de lui-même un ange, il peut faire de lui-même un diable, et la lumière obéit.

Pastor (guide spirituel, 04-10-85)

LA NATURE OCCULTE DU FEU



Question : Quelle est la signification du feu, globalement et en relation avec l’homme ?

Cela dépend de quel feu on veut analyser, car si l’on prend le feu dans le Cosmos, le feu sur la Terre, ou le feu dans un rituel, sa nature n’est pas la même. C’est pourtant le même élément, mais son degré vibratoire est tellement différent, que sa nature est complètement changée. Ainsi, le feu comme un élément sacré, on peut considerer qu'il a trois aspects :

-        Le feu comme moyen de former la matière.
-        Le feu comme moyen de soutenir la vie.
-        Le feu comme moyen de transmettre une vibration.


LE FEU COSMIQUE

L’aspect qui concerne plus principalement la vie sur Terre est la chaleur du feu, car c’est la chaleur du feu qui est créatrice de vie. La chaleur du feu cosmique est une sorte de substance subtile, qui arrive à se développer, qui arrive à gonfler, à prendre du volume, à se manifester dans des plans de plus en plus denses, et dans cette substance, étant donné qu’il y a mouvement, il y a création d’un feu plus materiel. (voir explication ésotérique de E=mc²)

C’est-à-dire que dans ce feu, se créent les premiers atomes de la vie. C’est dans la chaleur du feu cosmique qu’est la réserve des atomes, base même de toute la vie manifestée, parce que la chaleur est comme une matrice.

(La science déclare maintenant que les atomes dont sont constitués les planètes, les êtres vivants et en général tout ce qui est manifesté sur le plan physique, ce sont originellement formés dans les étoiles. C’est pour cela qu’au verset de la Bible qui dit : « car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière » (Genèse 3:19). L’astrophysicien ajoute : « L’homme est certes composé de poussière, mais de poussière stellaire ! »)

C’est une substance, et c’est aussi une matrice. Un jour, ce feu avec son total d’atomes créés et en même temps non créés (parce qu’ils sont créés à l’état de principe et non pas créés dans l’état qu’ils auront lorsqu’ils seront jetés dans la forme), s’approche de l’intelligence qui va diriger la forme et va être absorbé, inspiré par le mental d’une entité supérieure, que vous appelez le Logos planétaire ou solaire, cela dépend si l’on parle de la création d’un système solaire ou d’une planète.

(C’est un thème assez compliqué que j’éclaircis dans les trois Logos)

Lorsque cette entité va extérioriser le feu sacré, ce qui va sortir, ce n’est plus une substance chaleur, mais ce sont au contraire des milliards et des milliards d’atomes devenus solides, devenus institués, structurés, et étant passés par l’intelligence de cette entité, connaissent ce qu’ils doivent exécuter comme forme. Ainsi se créent les formes dans l'univers.

(Dans le système solaire on peut supposer que le feu cosmique est l’énergie qui sort du soleil, mais celle-ci est seulement l’aspect le plus dense du feu sacré, car le soleil qu’on voit est seulement le reflet du véritable soleil, lequel se trouve dans une autre dimension.)



LE FEU DE VIE

Lorsque l’on prend le feu dans le sens initiatique, ce feu-là est révélateur, il s’agit de la lumière divine. Il est la puissance de l’ordre. Puissance, en tant qu’intelligence, en tant que mental, capable de conception cosmique.

C’est le même feu qui réside en vous, au niveau de tous les chakras, c’est ce feu qui rayonne par le chakra de la tête lorsque l’individu devient illuminé. C’est ce feu-là qui guérit. C’est ce même feu qui dirige les éléments lorsque l’homme les domine par son pouvoir adquis au cours de son évolution.  C’est ce feu que vous avez mission de développer et de maîtriser en vous.

(Par exemple, un témoin a dit avoir vu le Maître Kuthumi allumer un feu, simplement en soufflant dessus. [1]

Dans son aspect le plus dense est-ce que l’on connait en l’Inde comme prâna et en Chine comme chi. Actuellement, il est encore inconnu par la science dû à sa nature subtile qui le rend imperceptible pour les instruments contemporains, mais bien connu par la sagesse orientale depuis l’antiquité.

Par exemple, l’acupuncture opère sur les canaux énergétiques de l’être humain et non sur les nerfs comme beaucoup de gens le croient. Certaines pratiques de chi-kung servent à accroitre cette énergie dans notre corps et à la manipuler pour soigner ou pour blesser.)



LE FEU DANS LES RITUELS

Le feu que l’on peut trouver pratiquement sur tous les autels, que ce soit pour les rituels religieux (la messe), les rituels populaires (fête des morts) ou les rituels de magie (soit magie blanche ou magie noire). Ce feu physique a un rayonnement dans les plans subtils. Il purifie aussi, mais seulement si l’intention de celui qui l’allume est de purifier.

C’est-à-dire que le feu en lui-même ne comporte rien de spécial, il ne comporte pas de programme, il n’est pas structuré comme les atomes, mais il va prendre la vibration de l’intention de celui qui allume la flamme. Il sert de support à l’incantation. Lorsque vous allumez une bougie, vous allumez un feu pour transporter votre message, votre évocation, jusque dans les plans subtils, là, où le feu, justement, par son rayonnement, a accès.

Attaché à ce feu, il y a une multitude d’esprits. C’est pourquoi selon l’intention de faire le bien ou le mal, vous allez obtenir la collaboration de bas ou de hauts esprits, qui eux-mêmes vont faire, soit le bien, soit le mal.

Donc tout dépend de votre couleur intérieure. Si vous allez utiliser ce feu pour appeler un ange et l’envoyer faire le bien, ou si vous allez l’utiliser pour appeler un autre esprit et l’envoyer faire le mal.



LE FEU COMME ÉLÉMENT

Le feu est avant tout support comme n’importe quel élément, que vous preniez du sel, l’huile, le charbon, l’encens. Chaque élément est un support qui correspond à une hiérarchie d’entités subtiles qui a été attachée, soit depuis la création du monde comme c’est le cas pour le feu, pour l’eau, soit ensuite par convention, comme c’est le cas pour le sel, pour l’huile.

Le sel et l’huile en eux-mêmes ne sont pas les terminus d’une hiérarchie d’êtres spécialisés. Mais à cause de leur type vibratoire dans le monde subtil et par convention d’un initiateur et d’un initié, c’est toute une hiérarchie d’esprits qui travaille grâce et à travers le sel et l’huile.

Pourquoi dire qu’un élément est comme le terminus d’une hiérarchie d’esprits ?

Il faut imaginer le plan physique comme étant une sorte de terminus où aboutissent finalement toutes les énergies cosmiques. Toutes les énergies que dans sa partie haute sont subtiles, aboutissent finalement à quelque chose de physique. (Voir les plans subtils)

De la même manière que vous avez dans la Hiérarchie Blanche, les Innommables, les Archanges, les Maîtres, les Guides et les humains nobles. Il existe aussi toute une hiérarchie d’esprits, qui dans son aspect le plus matériel est formée par les éléments. Ses membres les plus denses (connus comme élémentales ou esprits de la nature) se présentant à vous quand se donne l'occasion, sous une apparence physique. Ce qui ne veut pas dire que ces formes-là existent telles qu’elles sont apparues.

Ces entités existent avant tout en tant que vibrations qui se révèlent au contact de l’esprit humain sous la forme déjà décrite dans les mythologies tels que les salamandres, les ondines, les gnomes, les lutins, les petites fées, etc. C’est l’esprit de l'élément, l’esprit de l’arbre ou l’esprit de la fleur, qui selon la nature aussi bien biologique, chimique et vibratoire, extériorise ensuite une forme qui y correspond.

Pourquoi les gnomes sont-ils décrits de cette manière dans les mythologies?

Parce que justement la terre est lourde, pesante, endormie.

Pourquoi les salamandres, les esprits du feu, sont-elles décrites comme elles le sont ?

C’est parce que le feu est un élément supérieur à la terre. L’âme qui y règne dans le feu a un taux vibratoire supérieur et sa manifestation est en correspondance.



Pastor (guide spirituel, 11-09-86) 

[1] Article de Mohini Mohun intitulé Existent les frères Himalayans ? Dans la revue The Theosophist de Décembre 1883.